COMMUNIQUÉ DE PRESSE CNT-FTTE

Publié le par Nicolaï

Communiqué Fédé Terre Environnement[Actu]

publié par cnt.11@cnt-f.org le ven 20 janvier 2006 09:57:24
CNT-FTTE
BP 04
34390 Olargues
06 66 89 51 46

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La Fédération des Travailleurs de la Terre et de l’Environnement de la
CNT, réunie en Assemblée Générale les 14 et 15 janvier derniers, se
déclare solidaire des 3 personnes poursuivies par la justice pour avoir
participé, le 17 novembre 2005, à une action du Collectif contre la
Biométrie, au lycée de Gif sur Yvette.


Cette action, qui a mis hors d’état de nuire deux bornes biométriques,
installées à l’entrée de la cantine du lycée, est, pour nous, non
seulement légitime mais nécessaire à la prise de conscience de l’ensemble
de la population sur l’offensive menée contre sa liberté. C’est à nos
yeux, une action de légitime défense face à l’attaque des industries de
l’électronique regroupées dans le GIXEL. Cet organisme de lobbying
n’hésite pas à déclarer, dans son Livre bleu : que « la sécurité est
très souvent vécue (…) comme une atteinte aux libertés individuelles.
(…) il faut donc faire accepter par la population les technologies
utilisées et parmi celles-ci la biométrie, la vidéosurveillance
et les contrôles (…) il faudra probablement recourir à la
persuasion et à la réglementation… » et ce, « dès l’école maternelle ».

Nous considérons que dénoncer la mise en place progressive de toutes ces
techniques de surveillance ou de pistage des individus participe à la
résistance globale contre le contrôle des esprits qu’induisent toutes ces
technologies.

La carte d’identité biométrique (Ines), obligatoire dès 2006,
perfectionnée bientôt par les nanotechnologies (technologies de
l’infiniment petit) concrétisera le contrôle total que tout État,
démocratique ou totalitaire, toute autorité, rêve d’exercer sur les
individus.

Nous considérons que cette lutte fondamentale doit être menée partout
où cela est possible, quel que soit le secteur d’activité, par tout individu
ou groupe d’individus attaché à la défense de la liberté individuelle
et collective.

Nous, travailleurs de la terre, qui sommes de plus en plus contraints dans
nos métiers, nos vies, par l’instauration de réglementations
administratives, de normes de productions, inspirées uniquement par
l’industrialisation de l’agriculture, nous nous sentons au cœur de cette
résistance.

Nous qui avons choisi ces métiers par attachement à la nature et à la
liberté ne pouvons que nous opposer à cette logique industrielle, non
seulement parce qu’elle produit des effets sanitaires et sociaux
catastrophiques, mais aussi parce qu’elle est la négation même de nos
métiers et de nos vies de femmes et d’hommes.

Nous éleveurs, bergers, chevriers, vachers des plaines, des causses et des
montagnes européennes, subissant déjà un marquage de nos bêtes, hors de
toute raison, venons de découvrir que la future réglementation voudrait
nous contraindre à partir de 2008 à un marquage électronique (puçage).

C’est, dans ce cas, soit-disant pour protéger la santé des consommateurs
que ce nouveau règlement est pris, comme la biométrie l’est pour
soi-disant protéger la sécurité du citoyen.

Le télescopage symbolique de ces mesures pour l’identification
électronique de nos troupeaux et de nous-mêmes, en dit long sur le peu de
cas que les États, les chercheurs et les industriels font de notre
dignité.

Nous ne sommes ni dupes, ni résignés, et nous appelons à un sursaut de
tous les individus pour rejeter ces technologies et lutter pour leur
liberté.

Fédération des Travailleurs de la Terre et de l’Environnement


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