Contrôle biométrique en entreprise

Publié le par Coordination contre la biométrie

Les contrôles biométriques des salariés autorisés mais encadrés
Challenges.fr | 27.12.2007 | 13:47 | Réagir à l'article (2 réactions)

La CNIL définit des règles pour éviter une utilisation abuse des empreintes digitales.

Une borne biométrique de SagemUne borne biométrique de Sagem (c) Sipa

Les Echos rapportent jeudi 27 décembre que la Commission nationale de l'informatique et des libertés ouvre la porte à l'identification biométrique des salariés, en imposant quelques règles.
La CNIL, dont l'autorisation est nécessaire pour recourir au contrôle biométrique, constate une “explosion“ ces trois dernières années. Elle a en effet reçu quelques 800 demandes d'autorisation sur la période.

Sanofi Aventis, Fenwick, TNT Express

Ouvrir une porte ou allumer un ordinateur en passant sa main ou son œil devant une borne n'est plus rare dans les grandes entreprises. C'est le cas chez Sanofi Aventis, Fenwick ou chez TNT Express. Le phénomène concerne même les administrations, comme la Caf (Caisse d'allocations familiales) ou certaines mairies.
Le recours est de plus en plus fréquent par souci de sécurité et de confort, d'autant que le rapport “fiabilité-prix devient très intéressant“, note Sagem Sécurité, un des leaders mondiaux de la biométrie.

Sécuriser des données et informer les salariés

La CNIL redoute une multiplication incontrôlée des fichiers d'empreintes génétiques. Du coup, elle examine chaque demande au cas par cas, et n'a d'ailleurs étudié que 200 des 800 dossiers reçus.
Si elle accepte d'ouvrir la porte à ces dispositifs, elle impose certaines conditions. Le contrôle biométrique doit répondre à un souci de “sécurité“, et ne peut donc pas s'employer pour l'accès au self ou le pointage. Car, ce contrôle permet aux employeurs de calculer plus justement le temps de présence de ses salariés.
La CNIL l'autorise également si le dispositif sert à sécuriser des données ou à informer les salariés.

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