Paranoïa biométrique

Publié le par Coordination contre la biométrie

Biométrie : le FBI veut une base de données internationale sur les criminels

17-01-2008

Par la rédaction

Les services secrets britanniques et le FBI envisagent de se rapprocher afin de créer une base de données contenant des informations biométriques sur les criminels et les terroristes les plus recherchés


S'il est réalisé, le projet surnommé "server in the sky", devrait contenir des informations très détaillées sur les criminels et les terroristes les plus dangereux, par exemple, des empreintes palmaires et des scans de l'iris...

L'initiative est à mettre au profit du FBI qui a présenté son idée lors d'une rencontre avec les services de cinq pays : l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, la Grande-Bretagne et les USA.

La NPIA britannique (National Policing Improvement Agency) l'organisme qui travaille sur la modernisation des moyens et des méthodes policières a déclaré :"qu'un tel système serait encore plus efficace s’il était associé à d'autres bases de données comme Ident1, qui cumule pas mois de 7 millions de données biométriques collectés sur des scènes de crime."

Pour l'instant, cette proposition est à l'étude, mais rien ne permet d'affirmer que ce rapprochement va véritablement voir le jour.

Un porte-parole de la NPIA a expliqué : "la proposition du FBI est intéressante, mais l'accord définitif n'a pas encore été signé", et c'est le même son de cloche qui résonne dans les couloirs du ministère de l'Intérieur britannique qui a indiqué "chercher constamment de nouvelles techniques en vue d’améliorer l'efficacité de ces services."

Pour conclure, précisons que cette annonce intervient quelques jours après la mise en place par le gouvernement britannique du contrôle biométrique de tous les passagers demandeurs de visa.

source : silicon.fr



L'Europe, «plate-forme du terrorisme», inquiète les USA

De notre correspondant à New York Jean-Louis Turlin
17/01/2008 | Mise à jour : 20:59 |
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Redoutant la montée d'un terrorisme d'origine européenne, le ministère américain de la Sécurité du territoire veut renforcer le contrôle des voyageurs sans visa.

Une enquête en cours des services de renseignements britanniques sur un site Internet islamiste qui appelait à l'établissement d'une section d'al-Qaida au Royaume-Uni n'a fait que confirmer les craintes de Michael Chertoff, le chef de la Homeland Security, le nouveau ministère américain créé il y a cinq ans dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001. «Les terroristes se tournent de plus en plus vers l'Europe en tant que cible mais aussi comme plateforme pour des attentats» à destination des États-Unis, affirmait-il mardi à la BBC.

Dans la naissance de cette cellule islamiste sur le sol britannique, Michael Chertoff voit une nouvelle preuve de la montée d'un terrorisme «de terroir» (home-grown), qui s'était manifestée par les attentats de Madrid en 2004 puis de Londres en 2005, sans parler de la tentative d'introduire des explosifs sous forme liquide déjouée en 2006 à l'aéroport de Heathrow.

L'affaire du site, qui visait «les infidèles», au premier rang desquels le premier ministre, Gordon Brown, et son prédécesseur, Tony Blair, pourrait renforcer la main du secrétaire américain à la Sécurité intérieure qui, selon un article du New York Times en mai 2007, avait en vain tenté de convaincre les autorités britanniques d'imposer des visas à leurs ressortissants d'origine pakistanaise se rendant aux États-Unis.

Comme la plupart des Européens, les touristes français munis d'un passeport biométrique bénéficient d'une dispense de visa. Mais à l'avenir, le droit d'entrée aux États-Unis sans visa ne dispensera pas d'un préavis : la Homeland Security prévoit que tout voyageur sera tenu d'enregistrer son projet de visite sur un site Internet qui lui fournirait en retour un numéro d'autorisation, valable pour un ou deux ans.

«Ne seraient exigées que les données habituelles pour commander un billet d'avion», indique Laura Keehner, une porte-parole du ministère, tout en précisant que «le projet n'est pas nouveau». Ce système d'«autorisation électronique de voyage» a d'ailleurs été mis en place par l'Australie.

Trop peu de temps pour contrôler

Les touristes voyageant sans visa posent problème dans la mesure où ils ne se signalent aux autorités de l'immigration, souvent pour la première fois, que lorsqu'ils ont le pied sur le sol américain : «Cela nous laisse un très petit créneau» pour les vérifications nécessaires, remarque Michael Cherkoff. Le créneau serait considérablement élargi par la notification de l'entrée sur le territoire, même dans des délais courts et assortis de mesures d'urgence pour les voyages au pied levé.

«Cela nous permettrait de savoir à l'avance qui a l'intention de venir dans le pays», commente Laura Keehner, en précisant qu'aucune date n'est arrêtée pour l'instauration du nouveau système de contrôle. Les Américains, qui procèdent actuellement à l'essai d'une nouvelle méthode d'enregistrement des empreintes digitales  des dix doigts au lieu de cinq  dans une dizaine d'aéroports pour les visiteurs munis d'un visa, font la part de leur sécurité et de leurs intérêts : Michael Cherkoff assure que les nouvelles mesures ne doivent freiner ni le tourisme ni le commerce.

source : le figaro


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