Europe biométrique

Publié le par Coordination contre la biométrie

Sécurité & Menaces

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L’Europe tentée par le contrôle biométrique

Sécurité - Bruxelles réfléchit à la mise en place d’un contrôle des visiteurs pénétrant dans l’espace européen. Chaque personne concernée serait fichée électroniquement.

Le projet n'est pas sans rappeler ce qui se fait déjà depuis quelques années aux Etats-Unis, et depuis peu au Japon. Au tour donc de l'Europe, première destination touristique dans le monde, de réfléchir à un suivi de près de 300 millions de personnes pénétrant chaque année dans l'espace Schengen. L'enjeu est de ne pas perdre leur trace et de lutter par là-même contre l'immigration clandestine.

Le Figaro résume en quelques points les grandes lignes du projet présenté sur le site Europa, de l'Union européenne : « Les visiteurs soumis à un visa verront leurs identifiants biométriques (photos digitalisées et empreintes digitales) stockées dans une base de données commune. Le système deviendrait totalement opérationnel en 2015 ».

Reste à régler le problème de la violation des libertés civiles soulevé par un tel projet. Les données informatiques de chaque visiteur ne seraient pas stockées apparemment plus de 5 ans. Déjà une bonne tranche de vie.

• EU unveils plans for biometric border controls - repéré sur EUobserver.com

• Bruxelles entend ficher les visiteurs de l'Europe - repéré sur le Figaro.fr

• L'Union européenne pourrait mettre en place des relevés d'empreintes digitales à ses frontières - repéré sur le Monde.fr

• Travelers to Europe May Face Fingerprinting - repéré sur le Washington Post

• Un fichier pour construire une forteresse - repéré sur RFI

Par la rédaction, News.fr

À propos de cet article

Union européenne / Immigration

Un fichier pour construire une forteresse

par  RFI

Article publié le 31/01/2008 Dernière mise à jour le 31/01/2008 à 08:25 TU

Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, testant le nouveau visa biométrique au Consulat de France à Cotonou, le 21 juin dernier.(Photo : AFP)

Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, testant le nouveau visa biométrique au Consulat de France à Cotonou, le 21 juin dernier.
(Photo : AFP)

La Commission de Bruxelles propose aux 27 de renforcer les contrôles contre les immigrants clandestins en créant notamment un fichier électronique des voyageurs étrangers. Le sujet a été discuté en début de semaine par les ministres de l'Intérieur de l'Union réunis informellement en Slovénie, mais le Commissaire Franco Frattini, en charge de la justice et de l'immigration, compte bien soumettre des projets précis aux Etats-membres et aux eurodéputés en février.

Protéger l'Europe, ce n'est pas la fermer. L'idée est en vogue en ce moment dans les instances européennes ; mais il y a bien longtemps que le commissaire Frattini en a fait sa devise. L'argument sert aussi d'ailleurs à repousser d'éventuelles protestations d'organisations de défense des droits de l'homme.

Le fichier biométrique européen serait constitué des données personnelles de chaque voyageur étranger, c'est-à-dire non membre de l'Union : empreintes digitales mais aussi identifiants de l'oeil (iris ou rétine), et données personnelles comme l'adresse de résidence, les dates d'entrée et de sortie du territoire... Ces données seraient collectées à toutes les entrées terrestres, maritimes ou aériennes du territoire européen,

Ce type de fichier est inspiré des Etats-Unis, qui ont exigé et finalement obtenu des Européens le transfert des données des passagers aériens au printemps 2007,  mais existe aussi en Australie; le Japon s'apprête lui aussi à expérimenter une de ses formes.

Pour le commissaire Frattini, ce système d'autorisations de voyage pourrait à terme remplacer celui des visas, en répondant à la nécessité d'adapter la lutte contre l'immigration clandestine, le trafic mafieux et le terrorisme à la nouvelle carte européenne.

L'Europe de Schengen s'est en effet étendue le 21 décembre à 9 nouveaux pays, aux confins de la Norvège et des pays baltes ou de la Pologne. Or pour les ministres de l'intérieur des 27, réunis près de Ljubljana en Slovénie, trop de demandeurs d'asile utliseraient déjà cette libre circulation pour multiplier leurs demandes d'asile et prolonger leur séjour sur le territoire européen, ce qui selon le droit est interdit, les demandes devant être obligatoirement traitées par le pays d'entrée des ressortissants étrangers.

Les 27 approuvent le projet. La mesure accompagnée de demandes de soutien à Frontex, l'agence européenne chargée des frontières, sera soumise le mois prochain au parlement de Strasbourg. La France,  prochaine présidente de l'Union au deuxième semestre 2008, s'y est déjà déclarée favorable.

source : RFI


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