Condamnation des militants anti-biométrie

Publié le par Kirikou

Condamnation des militants anti-biométrie

 

Trois étudiants ont été condamnés à 3 mois de prison avec sursis pour dégradation de matériel par le tribunal d’Evry (Essonne).

 

Julien, originaire de Perpignan, Anne Sylvie et Celia ont été condamnés à 3 mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende hier, par le tribunal d’Evry. Les trois jeunes étudiants étaient jugés pour avoir détruit des bornes biométriques à l’entrée du réfectoire d’un lycée de Gif-sur6yvette (Essonnne), le 17 novembre dernier.


Les condamnés avaient participé à une action théâtrale de sensibilisation avec une dizaine d’autres militants. Déguisés en clown, la saynète s’est terminée en échauffourée. Les deux appareils, qui identifiaient les élèves par la forme de leurs main, ont été détruits. Les trois jeunes doivent aussi verser 9000 euros de dommages.


« C’est une décision complètement anti-juridique », s’insurge Maître Irène Terrel, avocate de la défense. Pour elle la condamnation de trois mois ne repose « sur, aucun élément ».


Lors de l’instruction seul un surveillant accusait Julien comme le destructeur du matériel. Pendant le procès, le 20 janvier dernier, le témoin se récusait, affirmant que l’étudiant en philosophie ne peut être le vandale. Le procureur considérait malgré tout que les trois prévenus étaient solidaires du groupe. Qu’ils aient détruit eux-mêmes le matériel ou non, ils devaient être condamnés. Le tribunal, stupéfait par ce retournement, suit cependant le parquet qui a demandé trois mois de prison avec sursis.


Les dommages réclamés sont encore plus incompréhensibles, selon Maître Terrel. « Au-delà de 7500 euros, la partie civile doit se déplacer au procès », rappelle l’avocate. Or le lycée n’était représenté lors de l’audience.


La contravention de 500 euros se rapporte à l’intrusion sans autorisation dans le lycée. Le tribunal rejette l’état de nécessité plaidé par la défense. Forts du soutien de scientifiques, les étudiants estimaient que l’intrusion dans le lycée était un droit, face au danger que la biométrie fait peser sur la société. Alors que les témoins de la défense se sont succédé à la barre lors de l’audience pour démontrer ses dangers, la présidente du tribunal a martelé qu’elle ne voulait pas faire le procès de la biométrie. En rendant ce jugement, elle réaffirme ce refus du débat politique pour ne juger que des faits.

 

Maître Terrel pense que le jugement ne pourra pas tenir en deuxième instance. « Je dois discuter avec mes clients pour savoir si nous faisons appel », précise-t-elle ; Le combat contre la biométrie devant la justice pourrait bien continuer.

 

Matthieu Verrier

 

L’indépendant (édition Pyrénées Orientales)

18 février 2006

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mélo 26/09/2007 05:27

Bonjour
Je viens de découvrir votre site et m inquiète pour ce nouveau système
qu est la biométrie.
dejà des anti biométrie se font arrêter.
bien que je n ai pas les moyens pour les aider à rembourser les dommages causé je peux essayer de verser 10euros par mois car je trouve que leur acte est justifiable...
vous pouvez m \\\'ecrire à cette adresse sugarmelodie@gmail.com pour me dire comment faire afin de me mettre en contact avec eux...
bon courage...alis mélo