Biométrie: refus à Poussan

Publié le par Coordination contre la biométrie

Vendredi 20 juin 2008

Conflit entre direction et parents d'élèves sur une borne biométrique dans un collège


La mise en place d'une borne biométrique pour l'accès à la cantine d'un collège à Poussan, près de Sète (Hérault), a provoqué un conflit entre la direction de l'établissement et des parents d'élèves qui estiment que les procédures légales n'ont pas été respectées.

Le conflit a, selon des parents, dégénéré cette semaine avec l'exclusion de 250 élèves de l'établissement, des coups à un adulte et des brutalités envers des enfants, ces dernières démenties par la principale du collège, contactée par l'AFP.

La borne biométrique doit permettre de gérer électroniquement l'accès au réfectoire des quelque 780 demi-pensionnaires du collège Via Domitia, à la rentrée. Elle nécessite le relevé du contour d'une main des élèves, opération prévue du lundi 16 au vendredi 20 juin.

Mais des parents s'y sont opposés en début de semaine, estimant que les règles de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) - information sur le système, droit d'opposition du représentant légal de l'élève, système alternatif d'accès au réfectoire - n'ont pas été respectées, a indiqué à l'AFP une déléguée de parents d'élève FCPE, Elisa Prost.

Selon Mme Prost, quelque 250 élèves ont été exclus, à la suite du chahut qui a suivi la protestation des parents, et certains ont été victimes de "violences" dans l'établissement. Le conflit dégénérant, un adulte a été "frappé" jeudi par la principale, Suzette Dubos.

Celle-ci assure que l'information des parents, par courrier, a été respectée. Les relevés de contour de main n'ont été effectués qu'avec les enfants munis de l'autorisation des parents, a-t-elle assuré.

Des exclusions ont bien été signifiées à des élèves absents des cours lundi, a affirmé Mme Dubos qui dément toute violence à l'encontre d'enfants. Elle reconnaît avoir giflé, devant témoins, un homme qui exigeait de voir le dossier scolaire d'une élève. Cet homme lui criait dessus et la poussait corps à corps, contre le mur, a-t-elle justifié.


La borne biométrique crée une émeute dans un collège
Les parents violemment opposés à une borne installée et mise en place sans respect des règles selon eux.

Les parents d'un collège situé à Poussan dans l'Hérault, près de la plage de Sète, se sont confrontés à la direction suite à la mise en place d'une borne biométrique. Et cette machine a créé une véritable émeute cette semaine, entraînant le renvoi de 250 élèves, l'agression d'un adulte et des violences sur des élèves. Pour ce dernier point, la principale a démenti. Mais tout de même...

Installation qui laisse à désirer...

Les parents reprochaient une borne installée sans respect des conditions légales : elle est destinée comme souvent désormais à gérer la restauration pour les 780 demi-pensionnaires de Via Domitia, et pour ce faire, chacun doit effectuer un repérage du contour de sa main. Cette procédure devait se faire entre le 16 et le 20 juin.

Mais selon les parents, les procédures mises en place par la CNIL, comme l'information, le droit d'opposition (les élèves étant mineurs), une solution alternative, bref, rien de tout cela n'a été mis en place, selon Élisa Prost, déléguée FCPE.

Pourtant, du côté de la direction, on ne considère pas les choses de cette manière, et pour la principale, les règles ont été suivies et respectées. Pour les relevés de contour de main, seuls les élèves munis d'une autorisation y sont passés.

D'autre part, Mme Dubos dément toute agression à l'encontre d'un élève. Elle reconnaît avoir collé une claque à un adulte qui réclamait le dossier scolaire d'une élève. Elle n'aurait cependant agi que par légitime défense, contre cet homme qui l'avait violentée.



Rédigé par Victor de Sepausy, le samedi 21 juin 2008 à 11h18
Source : AFP
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