Biométrie en Algérie

Publié le par Coordination contre la biométrie

Bouteflika l’a exigé lors de l’audition consacrée au secteur de l’intérieur et des collectivités locales

Une carte d’identité et un passeport biométriques dans cinq ans

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Par Faouzia Ababsa

Le premier passeport biométrique verra le jour vers la fin 2009. Une opération qui devra être généralisée d’ici cinq ans selon les directives émises par le président de la République à l’occasion de la séance d’audition consacrée aux collectivités locales jeudi dernier. Ce n’est pas tout. Un autre document devra changer complètement de look. Il s’agit de la carte d’identité nationale dont le chef de l’Etat a ordonné l’émission d’une nouvelle, biométrique, à généraliser d’ici cinq ans également. D’autre part, le premier magistrat du pays, tout en constatant une nette amélioration dans les prestations fournies en matière d’état civil aux citoyens, n’en a pas moins demandé au gouvernement de faire en sorte de poursuivre dans cette ligne. Avec comme cahier des charges pour les services décentralisés de l’Etat que sont les wilayas, les daïras, mais aussi les APC et les APW, de prendre des initiatives en matière d’investissements, de recherches de finances locales pour que les communes arrivent à un moment donné à se départir un tant soit peu des caisses du Trésor public. Aussi, ces commis de l’Etat et autres élus locaux devront faire preuve d’imagination pour promouvoir l’investissement dans leur localité et attirer les richesses.
Le président de la République a également instruit le gouvernement afin qu’il lance l’opération de l’élaboration d’un registre national de l’état civil. Il a beaucoup mis l’accent sur la formation des agents d’exécution, des élus locaux, des walis et des chefs de daïra (dont un vaste mouvement est prévu dans une quinzaine de jours), notamment en matière de gestion et de communication. Dans le but de se rapprocher le plus des administrés. C’est ainsi qu’ils sont tenus désormais de poursuivre l’amélioration des prestations et d’être à l’écoute des préoccupations locales de leurs concitoyens. «Une administration publique solide et plus efficiente est une condition impérative pour que l’Etat s’acquitte de sa mission régalienne de garantie du respect des lois de la République au bénéfice de tous les citoyens. Cela est un impératif aussi pour que le développement, qui est encore essentiellement porté par l’Etat dans tous les domaines, puisse se propager équitablement à travers toutes les régions du pays et que ces fruits aillent aux citoyens dans la transparence», a souligné le chef de l’Etat.
Soulignons que l’audition du secteur dirigé par Yazid Zerhouni n’a à aucun moment abordé la question sécuritaire et du crime organisé. A moins qu’elle n’ait été exclusivement consacrée aux collectivités locales en attendant que le chef de l’Etat s’informe de la sécurité du pays en convoquant le ministre de l’Intérieur pour une audition spéciale. 

F. A.

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