Qu'est-ce que le collectif
George Orwell ?

 


Il s'est créé tout récemment en révolte spontanée face à un
projet de société qui lorgne de plus en plus sur l'usage décomplexé de la biométrie. Ce collectif est ouvert à tous, quelles que soient les idées politiques, les conditions sociales, âge et sexe, à partir du moment où on est prêt à  se battre contre le gouvernement et contre un profit de sociétés technologiques  abhérant...ce collectif a été impulsé par l'envie profonde de se placer contre l'usage de la biométrie dans notre société et tout spécialement dans nos écoles.

 

Pour nous joindre : george-orwell@hotmail.fr

 


Qu'est-ce que la biométrie ?

 


 
La biométrie s'appuie sur la prise en compte d'éléments biologiques ou comportementaux ou physiologiques uniques et propres à chaque individu.
 
 


Biometrie : quelques infos techniques
[trouvé sur bellaciao]


Vous êtes peut-être du genre curieux, et vous voulez savoir ce qui se cache derrière le terme étrange de BIOMETRIE.

En effet, vous êtes peut-être comme moi, vous aimez savoir comment on vous surveille. Et comment on tente de vous stocker comme un numéro, ce qui est horrible, ne soyons pas modérés.

Cela tombe bien, c’est le sujet de cet article.

La biométrie, c’est un ensemble de techniques plus ou moins récentes dont le but est de reconnaitre un individu en fonction de ses caracteristiques physiques propres.

L’article est composé de deux parties.

-Dans la première, sont définies les différentes techniques associées au terme biométrie
-Dans la seconde, sont décrites les applications présentes ou futures de cette technologie.


1/ Les Techniques

a- Empreintes digitales Comme chaque individu a des empreintes digitales presque uniques, c’est une méthode assez fiable pour identifier quelqu’un. D’un point de vue technique, il suffit de stocker informatiquement quelques caractéristiques principales des lignes d’epidermes. Technique assez vieille, et au point actuellement.

b- Forme de la main. Procédé américain essentiellement. Mesure des longueurs et largeur des doigts. Cela ne marche pas trop, car trop de ressemblances existent. Nos poings gauches fermés se ressemblent.

c- Iris et Retine

Deux techniques différentes :

L’iris, c’est la partie colorée , la rétine, c’est le noir au centre de votre oeil.

Pendant notre vie, la couleur de notre iris se modifie, mais pas les formes géométriques qui le compose. Cela peut donc être stocké informatiquement. Moyen de reconnaissance puissant, car la spécificité des iris est encore plus fiable que les empreintes digitales. Une captation a distance est possible par caméra. Mais le problème c’est les artéfacts lumineux peuvent fausser la mesure.

dans la rétine, le réseau sanguin est aussi très propre à chaque individu. Mais pour le capter, les appareils actuels necessitent qu’on colle notre oeil contre un appareil. Plus fiable que l’iris, mais c’est une technique qui necessite que la personne soit volontaire pour effectuer l’opération de reconnaissance.

d - Visage

Une numérisation de votre visage permet ensuite par un traitement de reconnaissance de forme de pouvoir vous reconnaitre si vous êtes scanné dans de bonnes conditions. Pour l’instant cela n’est pas au point. Heureusement qu’on a des tronches différentes selon les jours. Et puis on peut se maquiller en clown...

e- Mesures comportementales

C’est un fourre-tout du reste, un ensemble de mesure pouvant être faites sur une action qu’on fait.

-Le rythme de frappe au clavier peut être enregistré. Il peut identifier un individu, car on tape tous d’une manière différente.
-Reconnaissance vocale : c’est assez vieux aussi, mais pas encore utilisable pour identifier quelqu’un, car c’est la même chose que le visage, on peut être enroué de temps en temps si on a la grippe.
-Signature : et oui, ce truc ancestrale pourrait être utilisé aussi, car une fois qu’on a l’habitude de signer d’une manière unique, on effectue toujours les mêmes gestes avec notre stylo, cela peut être un moyen de reconnaissance assez fiable, quoique c’est encore a prouvé que personne ne peut signer exactement comme nous en s’entrainant, ni qu’on ne signe pas certaine fois différemment (si on a un rhume ou si on a bu après une fête).

f- Autres En fait, n’importe quel caractéristique physique peut être utilisée dans le cadre de la biométrie. Tout n’est question que de capteur , de stockage et d’algorithme de reconnaissance. Les savants fous rêvent déjà de capter notre signature ADN, ce qui serait la fin de tout. Plus de moyen de dire que c’est pas nous.


2/ Les applications

a- Empreintes digitales

Avant, c’était la police pour trouver un assassin d’une petite vieille. Après enquête et comparaison des empreintes relevées et de celles du suspect. Mais on est au 21eme siecle. Actuellement, c’est prévu d’utiliser cela comme moyen de reconnaissance pour remplacer l’usage de code secret (accès aux téléphones portables, ordinarteurs, immeubles, etc, ...) Plus interessant, le stockage informatique centralisé des empreintes, rendu obligatoire par l’obtention d’une nouvelle carte d’identité, permet depuis longtemps de ficher nos empreintes même si on n’a tué aucune vieille dame. La CNIL ne dit rien car c’est une association polie qui aime bien la police.

Application pratique de type paranoique : vous buvez votre biere. Vous quittez le bar. Le flic vient ensuite et scan votre empreinte sur le verre. Votre nom s’affiche sur l’écran : Jean-Yves DENIS , avec le profil : Critiqueur de biométrie, ainsi que différents détails qui auront été enregistrés si vous avez eu des ennuis avec la justice.

b- Forme de la main. Comme dans star-trek, on pose sa main sur une sorte d’écran blanc, et pfiou, la porte s’ouvre. Mais oui mais non, c’est pas encore trop au point.

c- Iris et Retine

Voir James Bond, le concept existait déjà. Ici l’angle de vue paranoique est le suivant : Avant, la concierge vous regardait avec son iris gauque lorsque vous rentriez au trois quart ivre d’une fête. Maintenant, c’est votre iris qui pourra être lu par un lecteur et enregistrer l’heure à laquelle vous êtes rentré dans le hall de l’appartement. Cela pourra servir aussi de code secret pour remplacer le digicode , en association avec votre empreinte - Pour cela il suffit par exemple que vos informations d’empreintes et d’iris soient stockées dans une carte à puce que vous mettrez dans une fente pour avoir le droit d’entrer après avoir coller votre doigt et votre oeil . ça n’existe pas encore, mais c’est plus de la science fiction.

d- Visage

Avec la multiplication des caméras partout, on peut imaginer le truc suivant : Tu est chomeur depuis 7 ans, tu arrives devant le SGOEP (Service General d’Offre D’Emploi Privés, qui aura remplacé l’ANPE), et une voix suave te dis, "Désolé , vos droits sont périmés. Veuillez recharger votre carte bancaire pour retrouver vos droits". Bon, ici, science fiction. bientôt il n’y aura même plus d’agences d’offres d’emplois.

e- Mesures comportementales

-Frappe au clavier : déjà utilisé pour vérifier la différence entre un humain et un programme d’ordinateur qui envoie des caractères à un autre ordinateur. Si la manière de taper au clavier est vraiment propre à chaque individu, cela interdira à Samantha, la secretaire de mon PDG, de m’envoyer des mails d’amour avec son PC. C’est encore de la science fiction, Samantha a été virée.
-Reconnaissance vocale : ici c’est plus sérieux : votre voix, si elle peut être associée à une signature unique par son timbre et ses modulations, peut trahir votre indentité.
-Signature : On vous fait signer un document. Si le mécanisme biométrique qui compare cela avec ce qu’il a mémorisé ne trouve pas que c’est votre vrai signature, cela fait BIP. cela dit c’est nul comme application. En effet qui fait encore des signature, bientôt on sera des juste des cartes à puce ...

f- autres

En général, il ne faut pas s’attarder sur la technique, mais sur sa finalité. Le problème de la Biométrie n’est pas le simple problème lié à la surveillance, qui est déjà angoissant, mais au problème lié au stockage des caractéristiques physiques d’individus. Cela fait de nous de simples entrées dans des fichiers de coupables éventuels. Si on ajoute à cela les progres de la surveillance par satellite (google-heart est grand public, imaginez donc où doit en être les progrès pour les applications militaires), on a le droit de se poser de grosses questions.

Que grand frère nous regardes d’accord, puisqu’il n’y a plus le choix, mais qu’on puisse se cacher encore librement si on veut...

Mais finalement, ce qui intéresse big brother, c’est que c’est un marché porteur pour les années à venir...


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 8 janvier 2007

Une nouvelle mouture du projet de carte d’identité biométrique sur les rails

C’est devenu un véritable serpent de mer pour le gouvernement, mais les choses semblent avancer. Lors du WorldEGov Forum à Issy les Moulineaux, le 18 octobre dernier, Fabrice Mattatia, chargé du projet de carte d’identité électronique au ministère de l’Intérieur, a confirmé une information de “La Tribune”, selon laquelle un nouveau projet avait été déposé à la CNIL, qui devrait rendre son avis d’ici la fin de l’année. Le projet passera ensuite en Conseil d’Etat. Même si, à cause des échéances électorales et de son coût (évalué à 200 millions d’euros par an en 2005), ce projet ne verra pas le jour avant 2008.

Fabrice Mattatia m’a donné quelques précisions.

Donc petit résumé : à partir de 2008, tout citoyen sera doté d’une carte d’identité qui, pour la première fois, comportera des données biométriques. Traduction : ressemblant à première vue à une banale carte bancaire, elle sera dotée d’une puce comportant des informations sur l’état-civil de son détenteur (date de naissance, adresse…) mais aussi deux données biométriques, des empreintes digitales et une photographie numérisée. Ces données seront centralisées sur deux fichiers nationaux. Bref, on passe de l’identité papier à l’identité électronique, l’empreinte biologique devenant, pour la première fois, un titre d’identité. Surtout, cette puce sera « sans contact » soit lisible à distance, sans machine, donc éventuellement à l’insu de son porteur.

Le premier projet présenté par le ministère de l’Intérieur au printemps 2005 avait reçu une volée de bois vert , dont des réserves par le Forum des droits sur l’Internet (FDI) dans son rapport, et diverses associations. Du coup, le ministère avait retiré in extremis sa demande d’avis de la Commission informatique et libertés (CNIL).

Du coup, le ministère a préparé un nouveau projet de loi, soumis pour avis à la CNIL courant octobre, tout en tenant compte des points critiques… a minima.

- La carte d’identité sera sans doute bien payante, mais facultative (elle était obligatoire dans le premier projet)

- Puce lisible « sans contact » : là, petit accroc visiblement : le ministère semble vouloir retenir cette modalité, pourtant critiquée par le FDI au printemps 2005, qui posait pour condition que « les études montrent qu’il n’y a pas de risque de capture des informations à l’insu du porteur ». Or « la CNIL a validé ce dispositif dans son avis du 22 novembre 2005 sur le passeport électronique », réplique Fabrice Matttatia. Validation que le ministère étend donc à la carte d’identité.

- Base de données centralisée : sujette à débats en 2005, mais nécessaire « pour empêcher l’usurpation d’identité ». Mais le citoyen conservera l’accès à ses fichiers administratifs, selon la loi Informatique et Libertés de 1978. Et « si une administration décide de créer un accès en ligne à ses dossiers, les citoyens pourront y accéder par plusieurs moyens, dont la carte d’identité à puce », précise Fabrice Mattatia.

- Accès à des services administratifs et des échanges marchands. Pour cela, la carte d’identité permet de s’authentifier sur Internet. Le FDI soulignait le « faible intérêt » pour ses usages dans les téléprocédures administratives, et la « réticence assez forte pour une carte « signeuse » pour des échanges marchands ». Le ministère semble avoir fait fi de ces réserves : les fonctions d’authentification et de signature électronique de la future carte à puce seront « utilisables pour l’e-administration, pour des services comme l’obtention d’actes de naissance en ligne, et par des sociétés privées, comme des banques, parfois en proie au fishing », indiquait Fabrice Mattatia le 18 octobre dernier. Qui me précise que cet usage sera « facultatif, son activation même sera optionnelle », et la carte de ne pourra évidement pas servir de moyen de paiement.

Cet article a été publié le Lundi 27 novembre 2006 à 18:48 et est classé dans La Net Administration.
 
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