Porter plainte en ligne

Publié le par Coordination contre la biométrie

Une plainte ? Un clic !

31/07/2007-12h42 - Charlotte Pons - © Le Point.fr

Pour faire face aux « infractions qui de manière quotidienne alimentent l’insécurité »,  Michèle Alliot-Marie a choisi la voie de la modernité : le premier commissariat virtuel devrait ouvrir ses portes sur la toile à la fin de l’année.

Les victimes de délits dits « mineurs » pourront donc  déposer plainte en ligne.  « Les services de police seront à même d’apprécier les faits et, le cas échéant, de proposer à la victime une date et un lieu de convocation » précise la ministre de l’Intérieur.  Il ne s’agit donc pas d’une plainte définitive, mais plutôt d’une déclaration.

« Ce système va permettre de désengorger les commissariats », estime Denis Jacob, chargé de communication du syndicat Alliance de la Police nationale.  « L’essentiel des plaintes que nous traitons au jour le jour est lié à des délits qui, sans vouloir les minimiser, ne nécessitent pas forcément de contact humain. »  

Inscrit dans le cadre de la future loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi), le dispositif bénéficiera d’une enveloppe de 3,4 millions d’euros et fera d’abord l’objet d’une expérimentation dans plusieurs départements. Le syndicat Alliance estime que la police dispose des moyens techniques et humains suffisant pour utiliser au mieux ce nouvel outil. 
Le  ministère peut d’ores et déjà se référer aux exemples italien, belge et espagnol qui ont opté  pour ce système. Et pour l’anecdote, on peut envisager qu’à terme la France suive la voie initiée par Hong-Kong qui a, depuis peu, mis en place un « douanier biométrique », chargé de filtrer les entrants sur le territoire !

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