Gabon, Bingo Bongo sur la biometrie

Publié le par Coordination contre la biométrie

Gabon-Politique-Biométrie
Le Gabon opte pour la biométrie

Date de parution : jeudi 2 août 2007.

 

Outre cet aspect particulier, le financement des partis politiques a été abordé de même que l’accès aux medias.

Une commission de suivi composée de 10 membres dont trois représentant la majorité, trois de l’opposition, deux du ministère de l’Intérieur et deux de la Commission électorale nationale autonome et permanente, a été mise sur pied. Cette commission accompagnera l’administration lors de la confection des listes électorales fiables pour les prochaines consultations.

Le dialogue entre la majorité et l’opposition a permis de statuer sur le financement des campagnes électorales et le plafonnement des dépenses que les formations politiques de l’opposition ont revendiquées.

Enfin, il a été retenu le principe d’élargir la partie fixe de la subvention de fonctionnement à l’ensemble des partis politiques légalement reconnus, même à ceux qui ne comptent pas d’élu au sein des Assemblées parlementaires.

L’identification biométrique arrive très vite en Afrique. Elle regorge d’atouts, et elle répond à une vive attente : sécuriser les accès à un réseau informatique. Dans la famille des solutions d’identification, la biométrie est généralement considérée par les experts comme le système le plus sûr. Excellente raison de s’intéresser à cette technologie émergente, et prometteuse.

FIN/IPG/ADB/2007




Gabon: Introduction de la biométrie pour la transparence électorale
2007-08-09 03:43:40
Libreville (Gabon) Le leader de l'Union gabonaise pour la démocratie et le
développement (UGDD, opposition), Zacharie Myboto, s'est réjoui, mardi à
Libreville, que le pouvoir et l'oppposition soient tombés d'accord pour
accepter l'introduction de la biométrie comme un des dispositifs devant
garantir la transparence électorale au Gabon.

‘'Nous pensons que la démocratie gabonaise vient de faire un grand saut
qualitatif vers des élections transparentes, justes, fiables et
crédibles'', a déclaré l'opposant, au cours d'une conférence de presse au
siège de son parti à Libreville.

‘'L'UGDD se félicite d'y avoir contribué avec conviction et
détermination'', a ajouté M. Myboto, un ancien baron du parti démocratique
gabonais (PDG au pouvoir).

Le 1er août dernier, la majorité présidentielle et l'opposition gabonaise
ont conclu, en présence du président Omar Bongo Ondimba, un accord visant
la transparence électorale dans le pays.


L'introduction de la biométrie dans le fichier électoral est la principale
‘‘avancée'' obtenue par l'opposition qui a toujours dénoncé l'actuel
fichier électoral fait, selon elle, de doublants et de noms de personnes
décédées.

La biométrie obligera dorénavant à tout Gabonais souhaitant s'inscrire sur
une liste électorale de décliner son ascendance parentale, laisser ses dix
empreintes digitales et se faire photographier séance tenante pour obtenir
un numéro unique d'identification.

En fin de compte, tous les électeurs recevront une carte d'électeur avec
photo d'identité.


Les données de toutes les listes électorales seront centralisées par un
serveur qui signalera tout abus lors du vote, explique-t-on.

‘'Il n'y aura plus en principe de votes multiples comme dans le passé'', a
indiqué le leader de l'UGDD, ajoutant que l'actuel fichier électoral sera
remis à plat alors que les listes électorales seront révisées avant les
élections locales prévues fin 2007.

‘'Si la révision des listes électorales n'est pas terminée avant la date
des élections locales, l'Assemblée nationale avisera'', a-t-il dit en
laissant entrevoir un possible report de ce scrutin destiné à renouveler
le mandat des conseillers municipaux et départementaux.


Au sujet du coût que pourra générer cette nouvelle technique, l'opposant
gabonais a estimé qu'il s'agit ‘'d'un coût qui doit être considéré comme
nécessaire pour la démocratie''. ‘'Ca permettra de redonner espoir aux
électeurs'', a-t-il martelé.

En mai 2006 déjà, la majorité et l'opposition gabonaise avaient conclu
sous l'égide du président Omar Bongo Ondimba, un accord sur la
transparence électorale qui avait débouché sur la création d'un organe
autonome et permanent en charge des élections, la commission électorale
nationale autonome et permanente (CENAP), le retour à un collège électoral
unique (l'ancien obligeait les militaires à voter un jour avant les
civils) et la remise des procès verbaux établis dans les bureaux de vote à
chaque candidat ou ses représentants.

En se mettant d'accord pour un nouveau dispositif électoral, le pouvoir et
l'opposition espèrent redonner goût aux citoyens gabonais qui boudent les
bureaux de vote ces dernières années. Lors des législatives de décembre
2006, certains candidats ont été élus député avec moins de 10% des
suffrages.


AE/lmm APA

Agence de Presse Africaine

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