Paiements biométriques

Publié le par Coordination contre la biométrie

Sécurité

La carte de crédit se fait forteresse

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Vaultid LCC développe une carte de paiement qui combine l'authentification biométrique et la création de numéros de comptes à usage unique.
Le tout fonctionnant avec un processeur embarqué.
 
La carte Biométrique de VaultidLa société Vaultid LLC annonce avoir testé avec succès le prototype d'une carte de crédit ultra sécurisée basée sur la reconnaissance de son propriétaire. Celle-ci, baptisée Vaultid Card, dispose en effet d'une véritable armada d'applications destinées à protéger son possesseur de tout risque de vol d'identité en cas de perte ou vol de sa carte. Ce ne sont pas moins d'un microprocesseur, d'un capteur biométrique de reconnaissance d'empreinte et d'un compte numéroté évolutif qui sont mis à contribution. Principal intérêt de ces différentes solutions : rendre les informations impropres à toute action qui ne serait pas commanditée par le propriétaire d'origine.
 
Une reconnaissance d'identité obligatoire
 
Ainsi, la Vaultid Card ne fonctionne que si son utilisateur en titre confirme son identité via le système de reconnaissance digitale et le microprocesseur intégré. Une fois cette démarche effectuée, la carte délivre un numéro de compte unique - la carte en contient plus de 10 000 - permettant au propriétaire d'effectuer sa transaction. Pour une fiabilité maximale, le numéro est transmis au réseau de paiement du commerçant avec la technologie RFID.
 
Prochain objectif : le paiement par mobile
 
"La Vaultid Card est dans un état que nous pourrions qualifier d'assoupi tant que son utilisateur ne s'est pas identifié", explique Paul Rivera, le directeur exécutif de Vaultid. "La carte n'emmagasine ni n'affiche aucune information concernant un client". Voilà qui semble plus efficace que les méthodes de protection traditionnelles qui, souligne Paul Rivera, développent encore généralement des systèmes de sécurité qui protègent des données réutilisables. Le système devrait pouvoir être également intégré dans des combinés mobiles, permettant à leurs propriétaires d'utiliser leur téléphone comme dispositif de paiement ultra sécurisé.



Au Japon, on pourra bientôt régler ses achats au doigt et à l'oeil

DIVERS jeu 09 août, 7:26


Au rebut cartes à puce, porte-monnaie, codes secrets et autres mots de
passe: bientôt, au Japon, on pourra régler ses achats littéralement au
doigt et à l'oeil, sans bourse délier, grâce à la combinaison de bases de
données et de technologies d'authentification biométrique.


A partir de septembre, 200 salariés du groupe japonais Hitachi vont "payer
de leur personne" pour tester un nouveau procédé de paiement qui ne
nécessite ni carte bancaire, ni pièces, ni billets, ni rien d'autre. En
collaboration avec des commerçants et la société de crédit JCB.

Lors du passage en caisse, les cobayes n'auront qu'à préciser qu'ils
souhaitent être débités sur leur compte JCB: ils seront alors invités à
placer un doigt au-dessus d'un lecteur qui captera l'image du réseau
vasculaire par rayon lumineux sans contact direct. La structure des
vaisseaux capillaires du doigt est unique, elle ne se modifie pas dans le
temps et, selon Hitachi, est impossible à reproduire artificiellement.
Ces données biométriques, transmises par liaison informatique, seront
immédiatement comparées à celles préalablement enregistrées dans la base
de données de JCB, aux côtés des références bancaires du client.

Comme pour un achat traditionnel payé par carte, le montant sera
automatiquement débité en fin de mois sur le compte courant associé.
Si aucun échantillon biométrique correspondant à l'image recueillie chez
le commerçant n'est identifié dans les serveurs de JCB, la transaction
sera refusée. "C'est rapide, pratique et sûr", assure Hitachi.

Cette expérimentation, la première du genre au Japon, vise à élaborer un
modèle technique et économique viable avant un lancement commercial
envisagé dans les prochains mois. La biométrie est très répandue au
Japon, dans les entreprises ou les hôpitaux, par exemple pour le contrôle
d'accès et les connexions au réseau. Beaucoup de banques nippones
ont mis en place des outils biométriques pour authentifier leurs clients
lors des opérations de retrait ou de transfert d'argent aux distributeurs
automatiques multi-services. "L'usage croissant des moyens de
paiement dématérialisés pousse les organismes financiers à fiabiliser
leurs systèmes de sécurité, en exploitant des techniques de
différenciation des caractéristiques humaines infalsifiables", souligne
Hitachi.

Les banques japonaises ont opté pour la reconnaissance du réseau
vasculaire du doigt de Hitachi, ou celle des veines de la main de Fujitsu,
car ces procédés sont sûrs et sans contact, donc plus hygiéniques et moins
contraignants en termes de maintenance. Leurs clients semblent satisfaits.
A l'instar des banques, qui vantent leurs techniques biométriques
dans des spots publicitaires télévisés, un célèbre restaurant de nouilles
de Tokyo s'en sert pour appâter le chaland. L'établissement,
"Hanamaru Udon", offre une ristourne aux clients qui acceptent que chacune
de leur visite soit enregistrée dans la mémoire de ses ordinateurs.
Pour ce faire, ils n'ont qu'à passer le doigt sur un lecteur après s'être
inscrits une fois pour toutes. La prochaine étape sera l'encaissement
direct du repas sur leur compte en banque.

Le paiement biométrique, par empreintes digitales, image des veines ou
iris de l'oeil, viendra s'ajouter aux porte-monnaie électroniques à puce
sans contact qui, intégrés dans les téléphones portables, sont déjà très
utilisés au Japon. Les cartes bancaires traditionnelles sont généralement
réservées aux gros montants. "Les encaissements de moins de 3.000
yens (20 euros) représentent un volume annuel de plus de 60.000 milliards
de yens (350 milliards d'euros)", soit près du triple du montant des
paiements par carte, souligne le directeur des services de la compagnie de
téléphonie mobile NTT DoCoMo, Takeshi Natsuno. Une manne que
convoitent les prestataires de services de paiement, chaque transaction
donnant lieu à une commission.

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