Cartes de crédit biométrique en Allemagne

Publié le par Coordination contre la biométrie

En Allemagne, on peut payer du bout des doigts
LE MONDE | 29.08.07 | 16h15  •  Mis à jour le 29.08.07 | 16h16

ne empreinte digitale suffit pour payer la facture. Ce geste ne relève plus de la science-fiction : il est devenu réalité dans soixante-dix supermarchés Edeka, dans le sud-ouest de l'Allemagne. Pour recourir à ce mode de paiement, le client doit laisser auparavant au magasin son empreinte, son adresse et ses coordonnées bancaires. Le supermarché prélève ensuite directement le montant des achats.

 

Etrangement, les plus jeunes ne sont pas les plus séduits. Près des deux tiers des utilisateurs ont 40 ans et plus. "Ce système évite aux personnes âgées de mémoriser des codes, de fouiller dans leur sac à la recherche de leurs lunettes et d'argent liquide", explique Georg Meisberger, du supermarché Globus Warenhaus de Sankt Wendel (Sarre), qui applique aussi ce système. Pour le magasin, le montant de l'investissement (2 000 euros pour une caisse) est compensé par certains avantages, notamment moins de taxes à acquitter pour la gestion des cartes de crédit.

En revanche, les responsables de la protection des données privées s'inquiètent. "L'empreinte digitale n'est pas mémorisée comme à la police, seuls les points les plus marquants de l'empreinte le sont", répond Ulrich Binnebössel, expert des nouveaux systèmes de paiement de l'association commerciale HDE. Les faussaires ne pourraient donc pas reproduire une empreinte à partir de données mémorisées à la caisse d'un supermarché. - (AFP.)



 

Biométrie : l'empreinte digitale se substitue à la carte de crédit

30/08/2007-15h55 - Charlotte Pons - © Le Point.fr

En Allemagne, le paiement biométrique vient d’être mis en place dans les 70 supermarchés de la chaîne Edeka. Les clients de ces grandes surfaces peuvent donc désormais régler via leurs empreintes digitales.  

Le procédé est simple : le magasin regroupe dans un fichier les empreintes du pouce des volontaires, leurs adresses et leurs coordonnées bancaires. L’empreinte n’est pas mémorisée entièrement, seuls les points les plus distinctifs servent à l’identification. Un gage de sécurité, disent les responsables de l’opération. Arrivé à la caisse, le client n’a plus qu’à apposer son pouce sur le lecteur. Le compte est automatiquement débité !

La surprise est que ce nouveau système de paiement ne séduit pas particulièrement les jeunes, a priori plus familiers des nouvelles technologies que leurs parents. Les générations des 40 ans et plus sont au contraire assez enthousiastes. Les personnes les plus âgées y verraient un moyen de parer à l’oubli, plus fiable que de griffonner leurs coordonnées bancaires sur un papier.   

Plus loin de nous, le Japon expérimente un mode de paiement encore plus sophistiqué et qui passe par la reconnaissance du réseau vasculaire du doigt ! C’est le groupe Hitachi qui, en partenariat avec une société de crédit, a initié le projet dans certains magasins. Le client pose le doigt au-dessus du lecteur qui capte l’image du réseau vasculaire. L’image est ensuite confrontée avec celle qui est associée aux données bancaires.

En France, la Cnil, Commission nationale de l’informatique et des libertés, qui veille tout particulièrement à l’évolution de la biométrie, dit ne pas être au courant d’un projet semblable. Du côté des banques, on souligne la difficulté d’étendre un tel système à l’échelle nationale. « La biométrie marche très bien quand la base de donnée est de faible envergure, ce qui semble être le cas en Allemagne puisque seulement 70 magasins sont concernés. Maintenant, est-ce que les banques peuvent supporter de mettre en place un tel mode de paiement à travers tout un pays ? Pour des questions de sécurité, cela risque d’être lourd ! », analyse une responsable presse de chez HSBC.

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