ADN ou biométrie, à quelle sauce allons-nous...

Publié le par Coordination contre la biométrie

Politique 03/10/2007 - 15:24

Immigration: Fillon veut utiliser la biométrie

Lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, le Premier ministre, François Fillon, a affirmé que le gouvernement était "décidé à utiliser les techniques modernes de biométrie au service d'une politique maîtrisée de l'immigration", alors que la polémique enfle sur le recours à la génétique dans le cadre du regroupement familial. "De grâce, évitons sur le fond les polémiques et la caricature. Personne ne propose je ne sais quel fichage génétique, personne ne propose de porter atteinte aux lois de la bioéthique", a-t-il ajouté.

2007 © Le Journal du Dimanche



CORRECTION - - François Fillon défend le recours à des tests ADN
Reuters | Le Monde | 03.10.07 | 16h59

Bien lire au 3e paragraphe, à la suite d'une précision des services du Premier ministre, que François Fillon faisait référence aux "demandeurs de titre de séjour" et non aux "demandeurs d'asile". Une version corrigée suit.

PARIS (Reuters) - François Fillon a défendu mercredi le recours à des tests ADN pour contrôler le regroupement familial en France, opposant à une contestation grandissante la détermination du gouvernement à "utiliser les techniques modernes de biométrie au service d'une politique maîtrisée de l'immigration".

"De grâce, évitons sur le fond les polémiques et la caricature. Personne ne propose je ne sais quel fichage génétique, personne ne propose de porter atteinte aux lois de bioéthique", a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

"De quoi s'agit-il ? Il s'agit simplement de donner à des demandeurs de titre de séjour, qui ne parviennent pas à prouver leur filiation parce qu'ils n'ont pas de document d'état-civil, un moyen de le faire", a-t-il poursuivi en réponse à une question du premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, qui lui a demandé de retirer l'amendement ADN.

"Douze pays démocratiques utilisent ces tests ADN pour permettre à un demandeur de visa d'apporter un élément de preuve de sa filiation", a-t-il souligné.

"Je ne dis pas qu'il faut procéder à l'identique, je pense simplement que rien ne justifie de rejeter d'emblée un système qui est pratiqué par les travaillistes britanniques, par les socialistes espagnols, par la gauche italienne, par la coalition démocrate-chrétienne et social-démocrate allemande", a-t-il dit.

"Il s'agit en réalité de donner un droit nouveau aux étrangers de bonne foi dans un cadre offrant toutes les garanties de respect des principes de notre droit", a assuré le Premier ministre.

"Ce texte suscite des passions, il suscite des interrogations que le gouvernement a voulu entendre. Le texte initial continue d'être amendé pour renforcer les garanties de procédure. Le débat se déroule au Sénat en ce moment-même. Le gouvernement en tirera toutes les conséquences", a-t-il déclaré.

"Mais je veux vous dire que ce gouvernement est décidé en tout état de cause à utiliser les techniques modernes de biométrie au service d'une politique maîtrisée de l'immigration. Agir autrement, ce serait de la naïveté ou de l'inconséquence et ce serait donc contraire à l'intérêt général", a-t-il lancé.

"Il n'y a pas d'immigration sans contrôle ni sans exigence. C'est la raison pour laquelle nous voulons passer d'une immigration subie à une immigration choisie et nous entendons nous doter de tous les moyens permettant d'aboutir à ce résultat", a plaidé François Fillon.

L'amendement du député UMP Thierry Mariani, inclus dans le projet de loi sur la maîtrise de l'immigration, permettrait de vérifier par test ADN la filiation de candidats à l'immigration dans le cadre du regroupement familial.

Pour adoucir le texte, le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a avancé l'idée de soumettre les tests génétiques à l'autorisation d'un magistrat civil. Il propose par ailleurs de limiter le test ADN à la recherche d'une preuve de filiation avec la mère, mais jamais avec le père.

Le Sénat devait voter mercredi en fin de journée, voire dans la nuit, sur le texte et sur l'amendement ADN, rejeté la semaine dernière par la commission de lois dans sa version adoptée par l'Assemblée en première lecture

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arno 06/10/2007 16:11

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