Milipol, ou la routine du dégueulasse

Publié le par Coordination contre la biométrie

Milipol sous le signe de la vidéosurveillance et de la biométrie


Le salon mondial de la sécurité intérieure présente à Paris les dernières innovations d'un secteur en plein boom. Premières impressions dans les allées.

« Nous sommes de grands enfants dans un immense magasin de jouets », sourit un gradé de la gendarmerie, tout en portant à l'épaule un fusil d'assaut sur le stand d'un armurier américain. Au salon Milipol, l'une des trois vitrines mondiales du secteur de la sécurité avec China Police à Pékin et le salon des chefs de police aux États-Unis, policiers, gendarmes, pompiers mais aussi ingénieurs et industriels ne boudent pas leur plaisir. Les dernières trouvailles de plus de 950 entreprises de 44 pays sont exposées.

Grande vedette du salon : la vidéosurveillance. Caméras thermiques, infrarouges, longue vision, vidéo ou rayon X : les systèmes optiques envahissent tout. Et les récentes déclarations de la ministre de l'Intérieur ont donné du baume au coeur aux entreprises du secteur. Michèle Alliot-Marie souhaite tripler les capacités de vidéosurveillance sur le territoire d'ici à 2009. De quoi réjouir TEB. L'un des leaders français de la vidéosurveillance vient d'équiper 300 véhicules de police de matériel vidéo très sophistiqué.

Cette 15e édition met également l'accent sur la biométrie et les techniques de renseignement. « 80 exposants présentent des technologies de pointe en matière de police scientifique et technique », souligne Alain Rondepierre, président de Milipol depuis 4 ans et  ancien directeur de l'équipement de la police nationale. « Un chiffre en nette augmentation. Cette offre industrielle répond à une forte demande de la justice et des services de police. C'est une tendance lourde. En effet, la justice est de plus en plus exigeante en matière de démonstration de la culpabilité d'un prévenu. Dans le même temps, l'analyse des traces a pris un poids considérable dans la recherche des criminels. »

Technologies chinoises

Sur un stand de 500 m2, la police française fait son show et dévoile ce qu'elle appelle le « commissariat du futur ». Elle y expose les techniques les plus innovantes mises à sa disposition. Bases de données biométriques, géolocalisation des forces de polices, nouvelles méthodes de relevés d'empreintes sur des surfaces difficiles à analyser... Depuis peu, la police utilise ainsi le dispositif Visabio, une borne interactive qui permet de relever numériquement les empreintes digitales, palmaires et d'enregistrer l'état civil. Ces données sont transmises en temps réel au fichier national des empreintes. Des équipements qui semblent intéresser les autorités étrangères. « Ce matin, j'ai vu défiler des policiers marocains, italiens et roumains », glisse un technicien du laboratoire de la police scientifique d'Ecully près de Lyon. « Ils étaient impressionnés par le Bluestar, une technologie qu'on utilise depuis déjà 6 ans pour déceler les traces de sang invisibles à l'oeil nu. Mais les douanes et la gendarmerie française nous jalousent aussi. »

Dans les allées du salon, les entreprises chinoises sont de plus en plus présentes. Steve Chen, directeur marketing de Dali Technology spécialiste des caméras thermiques industrielles, en est le premier étonné : « Je ne m'attendais pas à voir autant de compatriotes », lance-t-il. « Une cinquantaine à vue de nez ». Alain Rondepierre le constate également : « On doit se rendre à l'évidence. La mondialisation est une réalité bien concrète sur le salon. La Chine connaît une expansion économique fulgurante. Il fallait s'y attendre, les Chinois ont investi le secteur de la sécurité comme tous les autres marchés. »

Le secteur se porte plus que bien. Un marché de 350 milliards d'euros en croissance de 9% l'an passé par  rapport à  2005, selon les chiffres du magazine spécialisé "En toute sécurité".

 



Par Jean-Michel Bénard
News.fr.

http://www.news.fr/actualite/societe/0,3800002050,39374289,00.htm

Publié le: 10 octobre 2007



Salon Milipol : vidéosurveillance et biométrie en vedette

09/10/2007-16h37 - Charlotte Pons - © Le Point.fr

Cet été, Michèle Alliot-Marie communiquait la volonté du gouvernement de tripler au plus vite les capacités de vidéosurveillance sur le territoire français (voir notre article Vidéosurveillance : toujours plus). Annonce qui intervenait alors que la CNIL, Commission nationale de l’informatique et des libertés, disait s’inquiéter du développement très rapide de la vidéosurveillance.

C’est dans ce contexte que débute aujourd’hui à Paris la quinzième édition du Milipol, salon mondial de la sécurité intérieure. Sous l’égide du ministère de l’Intérieur, cette édition met particulièrement l’accent sur la vidéosurveillance et la PTS - police technique et scientifique.

Qu’il s’agisse des pouvoirs publics ou de privés, le marché de la vidéosurveillance est porteur : on compte près de 10 millions de caméras dans le monde. Des sociétés spécialisées viendront présenter leurs avancées dans ce domaine où les caméras deviennent de plus en plus autonomes, jusqu’à pouvoir s’adresser aux personnes filmées.

La biométrie aussi sera à l’honneur, notamment autour du commissariat de police du futur. Le ministère de l’Intérieur y dévoile quelques-unes des dernières innovations, " armes " de la police de demain en matière de gestion de l’immigration, circulation interterritoriale, contrôle d’identité...

Réservé aux professionnels, le salon ne risque donc pas d’éveiller la paranoïa des citoyens. Quoique.

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video surveillance 23/02/2009 17:36

Pas mal du tout l'article!Bonne continuation pour la rédaction du blog