Notre cher mandaté est arrivé avec du retard et n'a donc pu assister à toute la réunion... Néanmoins nous avons quand même pu noter certaines choses et nous pensons aussi que certaines choses ne doivent pas circuler ici ^^ (Vous n'avez qu'à venir à la prochaine réunion ^^)(date non connue encore mais sans doute après le procès du 20/01)
La biométrie n'est pas une dérive sécuritaire, c'est le symptome d'un climat deja présent... Que risquent des personnes qui refusent le controle biométrique?(idée d'un texte à développer)
La biométrie pose le problème de la dépossesion de l'individu...
Et très vaste débat sur l'utilisation de l'outil internet et proposition d' un positionnement totalement radical.(Alors en effet pourquoi ne pas réutiliser des pigeons voyageurs? )(humour)
Peur de Dérives politiques et syndicales...
Quelles actions?
RDV POUR LE PROCES A EVRY LE 20/01 13h30 RER D Evry-courcouronne...
Voilà à peu près ce que l'on peut dire sans prendre trop de risque...
Sachez que plus on sera nombreux à faire vivre George mieux ce sera, donc venez partager vos articles et vos informations en prenant contact avec Blair...
Devenez aussi Webmaster !^^
Voici les recommandations des industriels au gouvernement, dispo sur www.gixel.fr
« Livre Bleu » GRANDS PROGRAMMES STRUCTURANTS
Propositions des industries électroniques et numériques, juillet 2004
www.gixel.fr
(...)
Acceptation par la population :
La sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles. Il faut donc faire accepter par la population les technologies utilisées et parmi celles-ci la biométrie, la vidéosurveillance et les contrôles.
Plusieurs méthodes devront être développées par les pouvoirs publics et les industriels pour faire accepter la biométrie. Elles devront être accompagnées d’un effort de convivialité par une reconnaissance de la personne et par l’apport de fonctionnalités attrayantes:
• Éducation dès l’école maternelle, les enfants utilisent cette technologie pour rentrer dans l’école, en sortir, déjeuner à la cantine, et les parents ou leurs représentants s’identifieront pour aller chercher les enfants.
• Introduction dans des biens de consommation, de confort ou des jeux : téléphone portable, ordinateur, voiture, domotique, jeux vidéo
• Développer les services « cardless » à la banque, au supermarché, dans les transports, pour l’accès Internet, …
La même approche ne peut pas être prise pour faire accepter les technologies de surveillance et de contrôle, il faudra probablement recourir à la persuasion et à la réglementation en démontrant l’apport de ces technologies à la sérénité des populations et en minimisant la gène occasionnée. Là encore, l’électronique et l’informatique peuvent contribuer largement à cette tâche.
Aspect réglementaire :
Si l’on considère les utilisations potentielles d’une identité numérique dans le domaine de l’administration électronique, on peut citer les exemples suivants qui concernent le domaine de la carte à puce en tant qu’outil d’identification et d’authentification:
- Le permis de conduire à puce
- Le Passeport et Visa à puce : ce projet est particulièrement urgent compte tenu de la pression des autorités américaines pour l’utilisation d’une puce sans contact dans le passeport
- Projet européen de carte santé (le domaine de la santé est une priorité dans e-Europe 2005) : la notion de carte de santé Européenne.
- La carte grise à puce sans contact (intégrant les opérations de maintenance des véhicules par exemple)
Décideurs / réglementeurs :
Au niveau français : Ministère de l’Intérieur, Ministère des Affaires Etrangères, Ministère de la Santé, ADAE, DCSSI, CNIL, DIGITIP, CGTI, tout ministère concerné par l’administration électronique, administrations régionales et locales, AFNOR
Au niveau européen : Commission Européenne: initiative e-EUROPE, Parlement Européen, Groupes de travail du
Parlement, organismes de standardisation, EESSI, CEN,…
Utilisateurs/clients : Administrations et ministères, citoyens
Technologies concernées : Semi-conducteur ; Logiciels embarqués ; Nouvelles technologies de packaging ; Technologies de cryptage et procédures de communication sécurisées ; Standards
Programmes de R&D existants : Oppidum, 6ème PCRD, clusters EUREKA: MEDEA , PIDEA
Intérêt pour la filière et impact économique et industriel : Les infrastructures techniques autorisant l’usage de l’identité numérique comportent de multiples composantes matérielles et logicielles et leur mise en œuvre constitue un atout industriel de premier plan pour la compétitivité économique des sociétés qui y participent. Parmi celles-ci, les industriels de la filière électronique et numérique représentent une part importante dans des domaines tels que:
Toutes les fournisseurs de ces industries (composants passifs, connecteurs, sous traitants, sont bien sûr également concernés.
L’industrie française de la carte contrôle 60 % de la production mondiale et celle des terminaux de paiement environ 35 %. Au niveau européen ces chiffres sont de 80 % et 45 % respectivement. L’industrie européenne du semi-conducteur est également leader mondial dans ces domaines. Ce leadership est menacé. L’amélioration de la compétitivité des entreprises à l’exportation résultera des gains de productivité induits par le volume des équipements commercialisés sur le marché européen, et de la référence possible faite dans les appels d’offre étrangers à l’expérience acquise dans les réalisations européennes. Ces projets bénéficieront en priorité aux sociétés Européennes d’ores et déjà actives dans ces domaines. Il en résultera des créations d’emploi, le développement des pôles de compétences de R&D, la validation sur le terrain des solutions proposées
(...)
Contributions
Ce Livre Bleu a été rédigé grâce aux contributions des personnes et organismes suivants :
Pierre GATTAZ Porte-Parole des Industries Electroniques et Numériques, Président du Directoire de RADIALL
Olivier BAUJARD Senior Vice-President Corporate Strategy, ALCATEL
Bernard BISMUTH Président du GFIE, Directeur Général, CCI EUROLAM
Jean-Claude CHASTANET Président du SPDEI, Directeur Commercial, TEKELEC Europe
Pr. Jacques CINQUALBRE Chirurgien des Hôpitaux de Strasbourg
Michel DUMONT Group Vice-President, STMicroelectronics
Jean-Pierre EUVRARD Président du GIXEL, Administrateur, TEMEX
Jean-François EVELLIN Président du SNESE, Président Directeur Général, THEALEC
Laurent GOUZENES Directeur du Plan et Programme d’Etude, STMicroelectronics
Didier HUCK Vice-President Public Affairs and Regulations, THOMSON
Jean-Louis LACOMBE Vice-President Technology and Innovation, EADS
Bertrand LACROIX Vice-Président de ALLIANCE TICS, Vice-Président, ALCATEL France
Robert MAHLER Président de la FIEEC, Président de ALSTOM France
Alain MARBACH Executive VP Product and Technology, SCHNEIDER Electric
Régis PAUMIER Vice-Président du SYCABEL, Président Directeur Général, ACOME
Alain PERREUR Président du SIMTEC, Directeur International, AEROFLEX
Olivier PIOU Président Directeur Général, AXALTO
Jean-Patrice SAVEREUX Président d’ALLIANCE TICS, Délégué du Président, IBM
Michel SIRIEIX Director Science & Technology, Defence and Security, SAGEM
Jean VAYLET Président du SITELESC, Vice President & General Manager Imaging, ATMEL
Je m'excuse profondément pour le "repos" que j'ai pu prendre ces derniers temps... (je ne discuterai pas plus des raisons ^^)
J'ai pu constater que l'on commencait à avoir du répondant sur notre site et j'en suis fort aise...
Alors je voudrais mettre deux trois mails reçu sur notre "courriel" (c'est chic de dire ça ça fait mieux qu'E-Mail il parait...)
Message de Trinity :
Bonjour !
Bravo pour votre initiative !
En Belgique, nous avons crée , à quelques uns http://www.stoppuce.be , mais malheureusement , nous sommes très peu et les relais ne se prennent pas.
En décembre, nous avons initié une lettre ouverte aux Bourgmestres belges, sur le thème de la « Fièvre de la Tracabilité » , invitant chaque citoyen à écrire à son tour en cette période pré électorale : une façon comme une autre d’avertir du monde.
Notre visée de départ était davantage de la prévention anti-implants sous cutanés, mais nous avons découvert en allant la perversité de l’ensemble du système.
Je vous invite à profiter de tout ce qui se trouve sur le site, notamment de notre récent dossier de presse :
IDENTITE ELECTRONIQUE ET CRIMINALISATION DU CITOYEN ORDINAIRE :
NOS LIBERTES VENDUES POUR LE PROFIT ? »
Que vous trouverez sur la page TELECHARGEMENT
http://www.stoppuce.be/main.php?nav=tel
En cas de problème avec le word, nous pouvons vous l’envoyer en PDF
A votre disposition aussi, sur un site ami, toutes les nouvelles de 2005 sur un seul lien :
http://www.sens-de-la-vie.com/forums/viewtopic.php?topic=4453&forum=3&a_p=
il sera régulièrement complété en 2006
ainsi qu’une rubrique très documentée depuis fin 2003
http://www.sens-de-la-vie.com/forums/viewforum.php?forum=3
Cliquez sur « lecture seule »
Je suppose que vous n’ignorez pas l’existence, pour la France, du Mouvement JAMAIS !?
Jamais Avec la Manipulation Electronique de l’humain ::
http://www.jameh.org
Cordialement,
Trinity
pour http://www.stoppuce.be
contact@stoppuce.be
Message du mouvement "Jameh! ":
Le Mouvement "JAMEH !" Alliance éthique pour la sauvegarde du libre-arbitre
http://www.jameh.org/index.htm
NEWS
http://www.jameh.org/news/newintro.htm
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
Archives
http://www.jameh.org/news/Archives/Archives.htm
Biométrie
Géolocalisation, Bracelets et colliers électroniques
Commerce
carte d’identité électronique et passeport
CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés)
Europe
Droit du travail
Ecrivains, sociologues et philosophes
Enfants
Implants
Nano-biotechnologies
RFID
Santé
stratégies, surveillance civile et militaire
Situation aux USA
Télécoms
Transports
Et voilà... Pour les autres je vous réponds par mail...Et merci de nous soutenir ^^
Réunion de coordination des opposants à la biométrie
Mercredi 26 avril, 19 heures 30
CICP, 21ter rue Voltaire, métro Rue des Boulets.
(plats faits maison et animaux domestiques bienvenus)
Non ce n’est pas de la fiction. L’œil des bigs brothers vous surveille. Les nouvelles technologies de la surveillance trace votre vie de la naissance à votre décès.
C’est devenu le contrôle absolu des faits et gestes de l’ensemble de la population.
Ainsi, après le 11 septembre, l’Amérique meurtrie s’est lancée dans la chasse au terrorisme, imposant des lois de " traçabilité " pour tout ce qui entre sur le territoire. Aujourd’hui, en, marge des denrées alimentaires, c’est l’homme qui doit être " traçable ". Le RFID et les technologies biométriques sont donc plus que " tendances "…
Ainsi, le 1er janvier 2006, le passeport biométrique européen est venu remplacer le passeport à lecture optique.
On le devine très vite, ces considérations, si utiles soient-elles pour la sauvegarde de tous, soulèvent moults débats sur le respect de la vie privée. Si la Cnil n'a pas encore été saisie du problème, elle émet des réserves de principe sur les " autres fins " possibles.
Ce blog a pour objectif de vous informer sur les dangers liés à la biométrie, aux systèmes de contrôle de l’individu ou aux caméras de surveillance embarquée et de plus en plus miniaturisées. Ces technologies de l’information et de la connaissance se trouvent être aux mains de multinationales, de sociétés financières qui considèrent les femmes et les hommes .comme de simples marchandises. Notre monde évolue et se dirige vers des sociétés totalitaires où la machine et la technicité primeront sur les valeurs humaines.
Marie-Claude BONNEVILLE
Ce message est destiné à toutes les personnes en Europe qui veulent s’opposer activement aux OGM, au clonage, aux nano-technologies, à la biométrie, au fichage ADN, aux expérimentations industrielles sur les animaux, au Brevet sur le vivant et plus généralement à la politique des multinationales agro-chimiques.
Si vous avez la possibilité de prendre quelques jours de congé du 9 au 14 mars 2007 et l’opportunité de vous déplacer à Lyon (France), nous vous invitons à participer au Contre-sommet Biovision/Biosquare.
Le Forum Biovision/Biosquare est le plus gros Forum européen et l’un des trois plus grands Forums mondiaux, sur les Biotechnologies.
Ce Forum a lieu toutes les années impaires à Lyon. Il est double et regroupe une plate-forme de propagande (Biovision) en faveur des biotechnologies et un marché (Biosquare) où des scientifiques se proposent de vendre des applications industrielles à des entreprises du secteur.
Les années paires Biosquare se déroule dans une ville suisse (Genève en 2006, Bâle en 2004, Zurich en 2002) tandis que Biovision se tient désormais dans une grande ville d’un pays du sud (en 2006 à Alexandrie, Egypte).
Au fil du temps, ce Forum s’est doublé d’une activité de lobbying à plein temps en faveur des biotechnologies. Elle vise à la création d’emplois à hauts revenus dans ce secteur dans la région et à décider de notre avenir.
Si comme nous vous choisissez de vous opposer aux biotechnologies, nous vous invitons à nous contacter (nonabiovision@no-log.org) et à nous rejoindre.
Nous pouvons vous héberger à partir du vendredi 9 et pour toute la durée du contre-forum.
Il y aura aussi moyen de garer des camping-cars ou des bus.
Contacter sleeping@no-log.org pour annoncer votre venue, que nous puissions nous organiser.
Si vous n’avez pas la possibilité de vous déplacer, une cybermanif va être mise en place.
Pour plus d'infos... visitez www.rebellyon.info/spikini/biopognon/
Historique de ma lutte contre la biométrie à l’AFC
1ère partie : mars – novembre 2006
L’Association Formation Coiffure (AFC), satellite de la Fédération Nationale de la Coiffure Française (FNCF), gère des établissements d’enseignement professionnel dans le domaine de la Coiffure et de l’esthétique – CFA et Lycées professionnels – à Paris et à Toulouse.
Le 23 mars 2006, l’AFC a mis en service un dispositif (3 appareils) d’accès biométrique à l’un de ses établissements parisiens, le Lycée Marcel Lamy, 15 / 17, rue des Fillettes, dans le 18ème arrondissement. Il s’agissait d’appareils à reconnaissance digitale : 80 points des empreintes digitales enregistrés sur une base de données centralisées (matériel Easydentic). Ces appareils ont été installés sans l’autorisation (obligatoire) de la CNIL, sans en informer ni consulter le Comité d’Entreprise (information et consultation obligatoires) ; la directrice de l’établissement s’est contentée d’en parler à ses salariés et de distribuer le 22 mars aux élèves une note d’information intitulée : « Note aux parents d’élèves ». L’enrôlement des salariés et des élèves s’est fait aussitôt et seuls deux enseignants, tous les deux profs de français, dont la déléguée syndicale CGT, ont refusé de donner leurs empreintes.
Lors de sa réunion du 24 mars, le Comité d’Entreprise a demandé la suspension du système dans l’attente du respect de la procédure légale. A cette même réunion, je suis intervenu en tant que délégué syndical SUD, pour dénoncer la biométrie et j’ai lu un passage du « Livre bleu » du GIXEL qui préconise l’installation de systèmes biométriques dans les écoles pour accoutumer les jeunes à cette technologie et l’imposer ainsi au reste de la population. L’AFC n’a tenu aucun compte des demandes du CE.
Dès le 27 mars, une pétition circulait au Lycée Marcel Lamy, qui disait : « Afin d’améliorer notre qualité de vie dans l’Etablissement et pour des questions pratiques, techniques et de sécurité, nous, les enseignants et le personnel, ont accepté d’un commun accord avec la Directrice, Mme Sophie CLEMENT, la mise en place de capteurs basés sur la reconnaissance tactile du doigt. (aucune photo, ni dessin, n’est stocké dans une base de données). Nous sommes satisfaits de ce système et ne souhaitons pas qu’il soit retiré pour ces mêmes raisons » (sic). Une grande partie des salariés ont signé cette pétition.
Le 3 avril, j’ai rédigé et distribué un tract SUD intitulé : « Adresse aux salariés de l’AFC en général et à ceux du Centre Marcel Lamy en particulier » et le 23 mai, à la demande d’une élue du personnel du Lycée Lamy, je suis intervenu dans ce Lycée dont je ne suis pas salarié. En fait, il s’agissait d’un piège : j’ai été accueilli par une quinzaine de profs (environ la moitié du personnel enseignant) qui ne m’ont pas laissé parler et m’ont dit qu’ils étaient très contents de la biométrie, que je n’étais pas concerné et que je n’avais pas à m’occuper de leurs affaires et ils m’ont prié de partir. Comme j’avais prévu cette situation, j’avais rédigé un texte d’explication de ma position sous forme de questions / réponses. J’ai donc distribué ce texte avant de quitter une école aussi peu accueillante. Les tenants de la biométrie s’en sont pris tout particulièrement à un collègue, professeur d’enseignement professionnel (un coiffeur), qui, après avoir donné ses empreintes comme les autres, s’est ensuite rétracté. Il a été perçu comme un traître et ses collègues l’ont stigmatisé si bien qu’il a dû jeter l’éponge et accepter la biométrie à condition que l’AFC mette en place un dispositif permettant d’enregistrer les empreintes sur un support individuel. A sa décharge, il faut dire qu’il est "délégué rectoral" et donc précaire.
En mai, j’ai saisi la CNIL qui a enregistré ma plainte et m’a conseillé de ne pas faire trop de vagues car mon employeur risquait alors de se mettre en conformité avec la réglementation, ce qui me handicaperait dans mon combat contre la biométrie, ainsi que mes deux collègues qui ont refusé de se faire enrôler. En d’autres termes : « Vous serez bien embêté lorsque nous aurons donné notre autorisation. »
Entre temps, à la faveur des manifs du printemps, j’ai noué des contacts avec des opposants à la biométrie. Un petit groupe a distribué un tract aux élèves. J’ai été invité par « les Amis de George Orwell » à leur émission sur Radio Libertaire, le 6 juin.
Malgré tout ça, l’AFC est demeurée inflexible : se sachant soutenue par la majorité des salariés du Lycée Lamy, elle a joué la pétition contre la légalité que défendaient les représentants du personnel.
C’est à ce moment que la CNIL a semblé faciliter la tâche de l’AFC en changeant la réglementation par sa « délibération n° 2006-102 du 27 avril 2006 portant autorisation unique de mise en œuvre de dispositifs biométriques reposant sur la reconnaissance de l’empreinte digitale exclusivement enregistrée sur un support individuel détenu par la personne concernée et ayant pour finalité le contrôle de l’accès aux locaux sur les lieux de travail. » En résumé, il suffit maintenant de faire une déclaration de conformité en ligne pour recevoir par retour un « récépissé de déclaration » signé du Président de la CNIL, Alex Türk, par ailleurs sénateur UMP. Ce document précise toutefois que « la délivrance du présent récépissé n’exonère le déclarant d’aucune de ses responsabilités ».
C’est ainsi qu’à la rentrée, les membres du CE ont appris lors de la réunion du 31 août, que l’AFC avait mis son système biométrique en conformité (alors que jusqu’à présent on nous répétait que tout était parfaitement légal !). Le directeur général de l’AFC (et de la FNCF), M. Ribeyron, nous a alors annoncé que « le logiciel Easydentic avait évolué » au mois de juillet vers un système mixte « empreintes enregistrées sur base de données centralisées et support individuel » (au choix) et il a produit le fameux récépissé de déclaration de conformité en tentant de nous faire croire qu’il s’agissait d’une autorisation en bonne et due forme. Et à l’appui de cette affirmation, il nous a annoncé que l’AFC avait l’intention d’étendre ce système à ses établissements toulousains : un autre Lycée professionnel et un CFA. Il a également informé les représentants du personnel que les empreintes enregistrées en mars avaient été effacées. Pour preuve de la bonne foi de l’employeur, il a même annoncé que, cette fois, le CE allait être régulièrement informé et consulté. Peu de temps après, le dispositif a été remis en service au Lycée Marcel Lamy : les salariés se sont fait enrôler à nouveau ; comme en mars, les deux mêmes profs ont refusé de confier leurs empreintes digitales, y compris à un "support individuel" et le prof qui avait réclamé ce système pour échapper à la vindicte de ses collègues a été le seul à enregistrer ses empreintes sur carte.
Depuis la rentrée de septembre, l’atmosphère s’est dégradée au Lycée Lamy, en particulier pour la déléguée syndicale CGT que son refus de l’enrôlement associait de fait avec moi. Certains de ses collègues ont intériorisé la biométrie au point de se sentir personnellement mis en cause par le simple fait que quelqu’un puisse refuser l’enrôlement. Ce sentiment a entraîné des brimades croissantes à l’encontre de la réfractaire : une de ses collègues allant jusqu’à refermer prestement la porte derrière elle pour l’empêcher de rentrer ; une autre fois, ma camarade déléguée frappe à la porte et lorsqu’une collègue ouvre et se rend compte de qui veut entrer repousse la porte, mais pas assez rapidement, ce qui provoque un véritable bras de fer ; une autre fois encore, alors qu’elle frappe aux carreaux, elle doit essuyer les quolibets de deux de ses collègues et de sa directrice avant que ces derniers n’acceptent de lui ouvrir… Jusqu’à un avertissement lié à la sécurité : la directrice l’accusant – à tort – de ne pas avoir fait l’appel de ses élèves lors d’une alerte.
Conformément aux bonnes résolutions de notre employeur, cette question de la biométrie a donc été mise à l’ordre du jour des réunions du CE de septembre, octobre et novembre. J’ai soulevé à chaque fois la non-conformité de la déclaration à la CNIL, la nouvelle réglementation excluant de la procédure de déclaration simplifiée tout système ne reposant pas exclusivement sur support individuel et concernant des établissements accueillant des mineurs, ce qui est évidemment le cas d’établissements scolaires. La direction de l’AFC a soutenu mordicus que son système était parfaitement légal comme elle l’avait prétendu depuis le début.
J’ai régulièrement tenu informée la CNIL qui m’a fait savoir début novembre que ma plainte était en cours d’examen. Las d’attendre et devant l’arrogance persistante de l’AFC, j’ai informé divers organes de presse et en particulier l’AFP. Cette dernière, voulant vérifier mes dires, a tenté de joindre la direction du Lycée Marcel Lamy qui n’a pas souhaité répondre.
Mais la perspective d’une exposition médiatique (ou d’une intervention de la CNIL ?) a inquiété les dirigeants de l’AFC. Ces derniers ont pris prétexte d’un avis négatif des élus au Comité d’Entreprise (à l’exception d’une élue du Lycée Lamy) pour annoncer à la réunion du 17 novembre le retrait des appareils en service et le renoncement à installer le même dispositif à Toulouse. C’est bien la première fois que notre direction tiendrait compte de l’avis du CE !
Et maintenant ? On peut craindre un chantage à l’insécurité : la direction peut refuser de mettre en place un simple digicode ou interphone et obliger les élèves coiffeuses et esthéticiennes à passer par la rue, les exposant à se faire importuner, ce dont je serais évidemment responsable à cause de mon extrémisme intransigeant ; une sorte d’intégrisme anti-biométrique qui ne tient pas compte des impératifs de sécurité pour les jeunes et les salariés.
A ce jour, le système d’accès biométrique est toujours en service au Lycée Marcel Lamy
(à suivre…)
Le 23 novembre 2006
André Michard
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