AGIR

CONTRE LA BIOMETRIE

george parle...

Mercredi 11 janvier 2006

Notre cher mandaté est arrivé avec du retard et n'a donc pu assister à toute la réunion... Néanmoins nous avons quand même pu noter certaines choses et nous pensons aussi que certaines choses ne doivent pas circuler ici ^^ (Vous n'avez qu'à venir à la prochaine réunion ^^)(date non connue encore mais sans doute après le procès du 20/01)

La biométrie n'est pas une dérive sécuritaire, c'est le symptome d'un climat deja présent... Que risquent des personnes qui refusent le controle biométrique?(idée d'un texte à développer)

La biométrie pose le problème de la dépossesion de l'individu...

Et très vaste débat sur l'utilisation de l'outil internet et proposition d' un positionnement totalement radical.(Alors en effet pourquoi ne pas réutiliser des pigeons voyageurs? )(humour)

Peur de Dérives politiques et syndicales...

Quelles actions?

RDV POUR LE PROCES A EVRY LE 20/01  13h30 RER D Evry-courcouronne...

Voilà à peu près ce que l'on peut dire sans prendre trop de risque...

Sachez que plus on sera nombreux à faire vivre  George mieux ce sera, donc venez partager vos articles et vos informations en prenant contact avec Blair...

Devenez aussi Webmaster !^^

Par Blair
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 17 janvier 2006

Voici les recommandations des industriels au gouvernement, dispo sur www.gixel.fr


« Livre Bleu »
GRANDS PROGRAMMES STRUCTURANTS

Propositions des industries électroniques et numériques, juillet 2004

www.gixel.fr

SYNTHESE

Pour sortir de la crise par le haut, il faut une relance de grands programmes dans des domaines d’excellence de la France et de l’Europe. La Filière Electronique et Numérique présente dans ce « Livre Bleu » sa contribution aux réflexions sur le choix et les conditions de réalisation de ces grands programmes.

(...)

Acceptation par la population :

La sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles. Il faut donc faire accepter par la population les technologies utilisées et parmi celles-ci la biométrie, la vidéosurveillance et les contrôles.

Plusieurs méthodes devront être développées par les pouvoirs publics et les industriels pour faire accepter la biométrie. Elles devront être accompagnées d’un effort de convivialité par une reconnaissance de la personne et par l’apport de fonctionnalités attrayantes:

Éducation dès l’école maternelle, les enfants utilisent cette technologie pour rentrer dans l’école, en sortir, déjeuner à la cantine, et les parents ou leurs représentants s’identifieront pour aller chercher les enfants.

• Introduction dans des biens de consommation, de confort ou des jeux : téléphone portable, ordinateur, voiture, domotique, jeux vidéo

• Développer les services « cardless » à la banque, au supermarché, dans les transports, pour l’accès Internet, …


La même approche ne peut pas être prise pour faire accepter les technologies de surveillance et de contrôle, il faudra probablement recourir à la persuasion et à la réglementation en démontrant l’apport de ces technologies à la sérénité des populations et en minimisant la gène occasionnée. Là encore, l’électronique et l’informatique peuvent contribuer largement à cette tâche.

Aspect réglementaire :

Cependant, le marché national ne soutient pas suffisamment les développements possibles de ces technologies à cause des faibles budgets qui ont été jusqu’alors consacrés par les pouvoirs publics et par une législation contraignante. L’objectif est d’augmenter la sécurité tout en en évitant de nuire à la liberté de chacun, l’informatique et la biométrie devraient y parvenir. Le politique doit assouplir la législation afin de favoriser le développement des technologies de la sécurité électronique et informatique.

 

(...)

 

A coté de ce programme sécuritaire, les pouvoirs publics et les industriels s’entendront sur une action incitative en faveur de l’utilisation des moyens biométriques dans la vie courante, transactions « cardless », utilisation de la biométrie dès le plus jeune age. Les industriels de leur coté proposeront des applications de confort ou ludiques exploitant ces mêmes technologies pour  faciliter leur acceptation par la population.

Identité numérique

Si l’on considère les utilisations potentielles d’une identité numérique dans le domaine de l’administration électronique, on peut citer les exemples suivants qui concernent le domaine de la carte à puce en tant qu’outil d’identification et d’authentification:

- Le permis de conduire à puce

- Le Passeport et Visa à puce : ce projet est particulièrement urgent compte tenu de la pression des autorités américaines pour l’utilisation d’une puce sans contact dans le passeport

- Projet européen de carte santé (le domaine de la santé est une priorité dans e-Europe 2005) : la notion de carte de santé Européenne.

- La carte grise à puce sans contact (intégrant les opérations de maintenance des véhicules par exemple)

- La carte d’identité.

(...)

Décideurs / réglementeurs :

Au niveau français : Ministère de l’Intérieur, Ministère des Affaires Etrangères, Ministère de la Santé, ADAE, DCSSI, CNIL, DIGITIP, CGTI, tout ministère concerné par l’administration électronique, administrations régionales et locales, AFNOR

Au niveau européen : Commission Européenne: initiative e-EUROPE, Parlement Européen, Groupes de travail du

Parlement, organismes de standardisation, EESSI, CEN,…

Utilisateurs/clients : Administrations et ministères, citoyens

Technologies concernées : Semi-conducteur ; Logiciels embarqués ; Nouvelles technologies de packaging ; Technologies de cryptage et procédures de communication sécurisées ; Standards

Programmes de R&D existants : Oppidum, 6ème PCRD, clusters EUREKA: MEDEA , PIDEA


Intérêt pour la filière et  impact économique et industriel
: Les infrastructures techniques autorisant l’usage de l’identité numérique comportent de multiples composantes matérielles et logicielles et leur mise en œuvre constitue un atout industriel de premier plan pour la compétitivité économique des sociétés qui y participent. Parmi celles-ci, les industriels de la filière électronique et numérique représentent une part importante dans des domaines tels que:
les circuits intégrés, les cartes à puce, les terminaux privés (fixe, portable) ou publics (bornes publiques), les lecteurs, la télévision interactive, les réseaux et les équipements associés

Toutes les fournisseurs de ces industries (composants passifs, connecteurs, sous traitants, sont bien sûr également concernés.

L’industrie française de la carte contrôle 60 % de la production mondiale et celle des terminaux de paiement environ 35 %. Au niveau européen ces chiffres sont de 80 % et 45 % respectivement. L’industrie européenne du semi-conducteur est également leader mondial dans ces domaines. Ce leadership est menacé. L’amélioration de la compétitivité des entreprises à l’exportation résultera des gains de productivité induits par le volume des équipements commercialisés sur le marché européen, et de la référence possible faite dans les appels d’offre étrangers à l’expérience acquise dans les réalisations européennes. Ces projets bénéficieront en priorité aux sociétés Européennes d’ores et déjà actives dans ces domaines. Il en résultera des créations d’emploi, le développement des pôles de compétences de R&D, la validation sur le terrain des solutions proposées


(...)


Contributions

Ce Livre Bleu a été rédigé grâce aux contributions des personnes et organismes suivants :

Pierre GATTAZ Porte-Parole des Industries Electroniques et Numériques, Président du Directoire de RADIALL

Olivier BAUJARD Senior Vice-President Corporate Strategy, ALCATEL

Bernard BISMUTH Président du GFIE, Directeur Général, CCI EUROLAM

Jean-Claude CHASTANET Président du SPDEI, Directeur Commercial, TEKELEC Europe

Pr. Jacques CINQUALBRE Chirurgien des Hôpitaux de Strasbourg

Michel DUMONT Group Vice-President, STMicroelectronics

Jean-Pierre EUVRARD Président du GIXEL, Administrateur, TEMEX

Jean-François EVELLIN Président du SNESE, Président Directeur Général, THEALEC

Laurent GOUZENES Directeur du Plan et Programme d’Etude, STMicroelectronics

Didier HUCK Vice-President Public Affairs and Regulations, THOMSON

Jean-Louis LACOMBE Vice-President Technology and Innovation, EADS

Bertrand LACROIX Vice-Président de ALLIANCE TICS, Vice-Président, ALCATEL France

Robert MAHLER Président de la FIEEC, Président de ALSTOM France

Alain MARBACH Executive VP Product and Technology, SCHNEIDER Electric

Régis PAUMIER Vice-Président du SYCABEL, Président Directeur Général, ACOME

Alain PERREUR Président du SIMTEC, Directeur International, AEROFLEX

Olivier PIOU Président Directeur Général, AXALTO

Jean-Patrice SAVEREUX Président d’ALLIANCE TICS, Délégué du Président, IBM

Michel SIRIEIX Director Science & Technology, Defence and Security, SAGEM

Jean VAYLET Président du SITELESC, Vice President & General Manager Imaging, ATMEL

Michel VIMONT VP Electric & Electronic Systems Engineering, RENAULT
Par Almeida
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 25 janvier 2006

Je m'excuse profondément pour le "repos" que j'ai pu prendre ces derniers temps... (je ne discuterai pas plus des raisons ^^)

J'ai pu constater que l'on commencait à avoir du répondant sur notre site et j'en suis fort aise...

Alors je voudrais mettre deux trois mails reçu sur notre "courriel" (c'est chic de dire ça ça fait mieux qu'E-Mail il parait...)

Message de Trinity :

Bonjour !

Bravo pour votre initiative !

En Belgique, nous avons crée , à quelques uns http://www.stoppuce.be , mais malheureusement , nous sommes très peu et les relais ne se prennent pas.

En décembre, nous avons initié une lettre ouverte aux Bourgmestres belges, sur le thème de la « Fièvre de la Tracabilité » , invitant chaque citoyen à écrire à son tour en cette période pré électorale : une façon comme une autre d’avertir du monde.

Notre visée de départ était davantage de la prévention anti-implants sous cutanés, mais nous avons découvert en allant la perversité de l’ensemble du système.

Je vous invite à profiter de tout ce qui se trouve sur le site, notamment de notre récent dossier de presse :

IDENTITE ELECTRONIQUE ET CRIMINALISATION DU CITOYEN ORDINAIRE :
NOS LIBERTES VENDUES POUR LE PROFIT ? »

Que vous trouverez sur la page TELECHARGEMENT
http://www.stoppuce.be/main.php?nav=tel
En cas de problème avec le word, nous pouvons vous l’envoyer en PDF

A votre disposition aussi, sur un site ami, toutes les nouvelles de 2005 sur un seul lien :
http://www.sens-de-la-vie.com/forums/viewtopic.php?topic=4453&forum=3&a_p=
il sera régulièrement complété en 2006
ainsi qu’une rubrique très documentée depuis fin 2003
http://www.sens-de-la-vie.com/forums/viewforum.php?forum=3

Cliquez sur « lecture seule »

Je suppose que vous n’ignorez pas l’existence, pour la France, du Mouvement JAMAIS !?
Jamais Avec la Manipulation Electronique de l’humain ::
http://www.jameh.org

Cordialement,
Trinity

pour http://www.stoppuce.be
contact@stoppuce.be


Message du mouvement "Jameh! ":

Le Mouvement "JAMEH !"  Alliance éthique pour la sauvegarde du libre-arbitre
http://www.jameh.org/index.htm



NEWS

http://www.jameh.org/news/newintro.htm

:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::

Archives

http://www.jameh.org/news/Archives/Archives.htm

Biométrie

Géolocalisation, Bracelets et colliers  électroniques

Commerce

carte d’identité électronique et passeport

CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés)

Europe

Droit du travail

Ecrivains,  sociologues et philosophes

Enfants

Implants

Nano-biotechnologies

RFID

Santé

stratégies, surveillance civile et militaire

Situation aux USA

Télécoms

Transports

Et voilà... Pour les autres je vous réponds par mail...Et merci de nous soutenir ^^


Par Blair
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 6 avril 2006

Dissolution d’un collectif
(de lutte contre la biométrie)

Constitution d’une coordination
(de lutte contre la biométrie)

Rendez-vous le 26 avril !

Le 28 mars, quelques opposants à la biométrie se sont réunis au CICP, pour poursuivre le soutien aux
inculpés d’Évry (sabotage de bornes biométriques dans un lycée, novembre 2005) et dénoncer la promotion de
cette technologie par les Sciences, l’Industrie et l’État.

Nous étions peu nombreux : la révolte contre la loi dite d’égalité des chances absorbe beaucoup
d’énergies, et c’est tant mieux. Malgré tout, la discussion a permis de dégager quelques conclusions
sur la poursuite de la lutte contre l’identification et le contrôle biométriques.

1° La base d’accord entre les personnes refusant la biométrie semble minimale, se limitant presque au
refus de la biométrie. L’organisation en " collectif ", permettant de faire la synthèse en paroles et en
actes, est donc prématurée.

2° Il est nécessaire de confronter ces différents points de vue et de les approfondir, notamment par des
textes qui réfléchissent sur l’importance des enjeux mobilisés par ces dispositifs.

3° Il est crucial qu’existe un lieu ou plusieurs où puissent se diriger celles et ceux qui veulent en
savoir plus sur le sujet et se donner les armes pour le combattre.

Nous avons pensé à une réunion trimestrielle au CICP, comme moment et lieu de rencontre des opposants. Cette
assemblée servirait à faciliter les échanges d’information (nouvelles installations…), à rompre
l’isolement entre les opposants, à mettre en place des actions publiques et des actions en justice, et à
faire des compte-rendu d’actions et de diffusions. Le délai de trois mois permettant que les positions
politiques fassent l’objet d’écrits servant de base de discussion.

Réunion de coordination des opposants à la biométrie
Mercredi 26 avril, 19 heures 30
CICP, 21ter rue Voltaire, métro Rue des Boulets.
(plats faits maison et animaux domestiques bienvenus)
Par The cat
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 27 août 2006

Ici : http://antibiometrie.com

 

La traçabilité de l'espèce humaine

 

Non ce n’est pas de la fiction. L’œil des bigs brothers vous surveille. Les nouvelles technologies de la surveillance trace votre vie de la naissance à votre décès. C’est devenu le contrôle absolu des faits et gestes de l’ensemble  de la population. 

 

Ainsi, après le 11 septembre, l’Amérique meurtrie s’est lancée dans la chasse au terrorisme, imposant des lois de " traçabilité "  pour tout ce qui entre sur le territoire. Aujourd’hui, en, marge des denrées alimentaires, c’est l’homme qui doit être " traçable ". Le RFID et les technologies biométriques sont donc plus que " tendances "… 

 

 Ainsi, le 1er janvier 2006, le passeport biométrique européen est venu remplacer le passeport à lecture optique.
On le devine très vite, ces considérations, si utiles soient-elles pour la sauvegarde de tous, soulèvent moults débats sur le respect de la vie privée. Si la Cnil n'a pas encore été saisie du problème, elle émet des réserves de principe sur les " autres fins " possibles.  

 

Ce blog a pour objectif de vous informer sur les dangers liés à la biométrie, aux systèmes de contrôle de l’individu ou aux caméras de surveillance embarquée et de plus en plus miniaturisées. Ces technologies de l’information et de la connaissance se trouvent être aux mains de multinationales, de sociétés financières qui considèrent les femmes et les hommes .comme de simples marchandises. Notre monde évolue et se dirige vers des sociétés totalitaires où la machine et la technicité primeront sur les valeurs humaines.

 Marie-Claude BONNEVILLE

Par Blair
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 19 février 2007

Invitation au contre sommet Biovision 2007


http://rebellyon.info/spikini/biopognon/PagePrincipale

Anonymous, Mercredi, Février 14, 2007 - 10:50 (Communiqués | GMO / OGM)

Ce message est destiné à toutes les personnes en Europe qui veulent s’opposer activement aux OGM, au clonage, aux nano-technologies, à la biométrie, au fichage ADN, aux expérimentations industrielles sur les animaux, au Brevet sur le vivant et plus généralement à la politique des multinationales agro-chimiques.



Si vous avez la possibilité de prendre quelques jours de congé du 9 au 14 mars 2007 et l’opportunité de vous déplacer à Lyon (France), nous vous invitons à participer au Contre-sommet Biovision/Biosquare.


Le Forum Biovision/Biosquare est le plus gros Forum européen et l’un des trois plus grands Forums mondiaux, sur les Biotechnologies.


Ce Forum a lieu toutes les années impaires à Lyon. Il est double et regroupe une plate-forme de propagande (Biovision) en faveur des biotechnologies et un marché (Biosquare) où des scientifiques se proposent de vendre des applications industrielles à des entreprises du secteur.


Les années paires Biosquare se déroule dans une ville suisse (Genève en 2006, Bâle en 2004, Zurich en 2002) tandis que Biovision se tient désormais dans une grande ville d’un pays du sud (en 2006 à Alexandrie, Egypte).


Au fil du temps, ce Forum s’est doublé d’une activité de lobbying à plein temps en faveur des biotechnologies. Elle vise à la création d’emplois à hauts revenus dans ce secteur dans la région et à décider de notre avenir.


Si comme nous vous choisissez de vous opposer aux biotechnologies, nous vous invitons à nous contacter (nonabiovision@no-log.org) et à nous rejoindre.
Nous pouvons vous héberger à partir du vendredi 9 et pour toute la durée du contre-forum.
Il y aura aussi moyen de garer des camping-cars ou des bus.
Contacter sleeping@no-log.org pour annoncer votre venue, que nous puissions nous organiser.

Si vous n’avez pas la possibilité de vous déplacer, une cybermanif va être mise en place.

Pour plus d'infos... visitez www.rebellyon.info/spikini/biopognon/



non a biovision

nonabiovision@no-log.org
Par Blair
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 2 avril 2007

Communiquer sur les biotechnologies : l'exemple de Biovision
écrit le 31/03/07 à 14:33:02 par anonyme

Cet article a été accepté par 2 modérateureuses.


COMMUNIQUER SUR LES BIOTECHNOLOGIES

Si Biosquare est un marché où se rencontrent chercheurs et entreprises du secteur biotechnologique en vue de négocier de fructueux contrats, Biovision peut être considérée isolément comme une entreprise de "communication" en faveur des "biotechnologies". Le terme "communication" doit bien sûr être compris ici en son sens "moderne" que l’on aurait pu traduire autrefois par le mot "propagande".

Or, si dans l’organisation même du Forum, une moitié de l’activité revient à communiquer, il convient donc d’insister sur le fait que l’activité "communicationnelle" y est réellement cruciale, complexe et qu’elle concentre en définitive beaucoup de moyens.

Parler de la communication de Biovision/Biosquare et de son impact, revient d’une certaine façon à démonter une poupée russe. Il s’agit de comprendre le Forum Biovision par la manière dont ce Forum formalise un discours favorable aux biotechnologies, par la stratégie argumentative qui l’inspire, mais aussi par la forme que prennent les Forums Biovision proprement dits, le choix des canaux médiatiques qui vont permettre à son message d’être diffusé et enfin par les types de public spécifiques qu’il s’agit d’atteindre ainsi.

Avant tout, la stratégie argumentative de Biovision doit répondre aux objectifs globaux de Biovision/Biosquare lesquels recoupent un certain nombre d’objectifs de la Mairie (Communauté Urbaine) de Lyon : en l’occurence donner au Forum (à la ville, l’agglomération) une stature mondiale, favoriser localement la création d’emplois à hauts revenus dans le secteur des biotechs, mettre en valeur les entreprises et les centres de recherche déjà implantés et enfin diffuser dans "l’opinion" un discours favorable aux biotechnologies.

Ce dernier aspect s’avère d’ailleurs stratégique puisque sans acceptation des biotechnologies par le grand public et par les acteurs, c’est la pérennité du Forum et/ou sa capacité à atteindre ses objectifs qui s’en trouveront affectés. L’opposition de l’opinion publique aux OGM, aux clonages et à d’autres joyeusetés réunies sous le beau vocable de "biotechnologies" a d’ailleurs tellement bouleversé les anticipations des industriels, en particulier en Europe et spécifiquement en France que cela a nécessairement été le problème n°1 qui s’est posé aux communicateurs de Biovision/Biosquare.

La conjonction qui s’est opérée dans le monde des "sciences de la vie" au cours des années 90 et qui a mené à la fusion d’entreprises pharmaceutiques et d’entreprises semencières travaillant à la mise sur le marché d’OGM, est le phénomène qui explique l’émergence du Forum Biovision/Biosquare sous sa forme actuelle . Même si ces choix de fusions industrielles ont depuis lors été abandonnés par la plupart des entreprises pharmaceutiques (à l’exception notable de Bayer) du fait du naufrage financier que l’opposition aux OGM a occasionné en Europe, c’est cette perspective, la grande convergence des "sciences de la vie", qui persiste à innerver la façon dont Biovision/Biosquare est conçue et ce sur quoi sa communication se fonde.

Ce Forum réunit en effet le secteur médical et pharmaceutique qui est très important sur l’agglomération lyonnaise, aux laboratoires et entreprises spécialisées dans les secteurs émergents de la nanobiologie, des applications de l’ingénierie génétique dans l’élaboration d’enzymes alimentaires, de bio-carburants, de bioplastiques, de chimères (OGM, animaux génétiquement modifiés), d’ animaux clonés et autres productions si prometteuses. Cette conjonction d’activités certes "cousines" au sein du Forum Biovision/Biosquare, souvenir d’un avenir radieux qui a déchanté, a oeuvré à la consolidation pérenne d’une conjonction d’intérêts défendue chaque jour par Biovision/Biosquare.

OCCULTER ET ENJOLIVER

Le peuple s’oppose à ce que nous fassions nos petites affaires ? Qu’à cela ne tienne, on va l’endormir !!! Ne parlons pas d’OGM, de clones et autres mots si négatifs, changeons les mots pour que rien ne change.

Pour Biovision, élaborer une bonne stratégie de communication a d’abord signifié qu’il fallait occulter tous les termes et les problématiques qui nuisent potentiellement à la bonne image du Forum et de son objet, au profit d’un terminologie nouvelle qui tiendrait lieu de vaseline.

Biovision/Biosquare travaille en effet à la promotion des "sciences de la vie", des "biotechnologies", termes fourre-tout qui permettent de réunir quantités d’activités et de produits pas nécessairement bien vus de l’opinion publique sous des appellations à priori positivement connotées. Comment critiquer la vie ? Comment critiquer la science sans passer pour un rétrograde, un passéiste ? La technologie c’est l’avenir, s’y opposer c’est défendre le passé. Tels sont les sous entendus premiers véhiculés par les choix communicationnels opérés par Biovision.

L’argumentaire généralement déployé découle ensuite de ce postulat. Il s’agit pour Biovision d’insister sur ce qui se présente à priori comme le plus facile à mettre en valeur, en l’occurence la médecine, la pharmacie, activités ô combien nobles puisqu’elles oeuvrent à sauver des vies. Ce faisant on invalide par avance toute critique, on se pare d’un voile virginal.

Les OGM, les AGM, le fichage ADN, la biométrie, etc.. produits et services qui sont eux aussi recouverts par le voile pudique des vocables positifs ne seront pas cités, on pourra incidemment y faire allusion dans la communication mais de manière indirecte, à travers des produits nouveaux ou des phrases vagues. En mettant en avant délibérément le médical et le pharmaceutique, on s’abstient ainsi de prêter le flanc à la critique en occultant ce qui fâche. De même que si Biovision se met en avant auprès de l’opinion publique c’est pour mieux faire oublier Biosquare, le marché d’affaires où se négocient les contrats, où se réalisent les affaires, là où les choses se passent vraiment mais dont on parle très peu ou pas du tout.

L’argument avancé ensuite est celui du poids économique du secteur dans la région et les perspectives mirifiques en terme de création d’emplois à haute valeur ajoutée qu’il laisse espérer. Que cet argumentaire relève de la manipulation, voire du mensonge, n’empêchera pas bon nombre de journalistes de le reprendre benoîtement. En ce qui concerne le nombre de salariés, les chiffres généralement donnés agglomèrent artificiellement tout le personnel des hôpitaux de la région (même les femmes de ménages !!) et de l’industrie pharmaceutique, aux rares personnels de labos qui travaillent spécifiquement sur les biotechnologies "émergentes".

Au contraire de ce que nous annoncent tous les journaux, les biotechnologies "émergentes" ont un poids économique fort réduit et regroupent un nombre de salariés fort restreint, simplement çà ne se voit pas si l’on intégre dans le calcul tout le poids économique du secteur pharmaceutique et hospitalier ! Quels que soient ces accommodements avec le réel, la perspective de créer des emplois locaux nouveaux s’avère fort vendeuse en ces périodes de délocalisations chinoises ou roumaines, fusse au prix d’un tour de passe passe arithmétique.

QUAND BIOVISION DEVIENT UN LOBBY

Le peuple s’oppose à ce que nous fassions nos petites affaires ? Qu’à cela ne tienne, on va s’adresser aux vrais décideurs !!!

Si les journalistes succombent aux mirages des créations d’emplois, les politiques ne sont pas en reste. Ne votent-ils pas dans toutes les instances locales (Mairie de Lyon, Communauté Urbaine, Conseil Général, Conseil Régional) les budgets publics qui assurent encore pour cet exercice 2007 de Biovision/Biosquare la moitié de son financement ? S’il est un public privilégié de la communication de Biovision, ce sont bien nos politiques locaux, et l’argument économique y a trouvé des oreilles bienveillantes.

Au fil des années, Biovision a d’ailleurs pris le visage d’un lobby constitué qui oeuvre à plein temps et pas seulement au gré de la périodicité de ses Forums. En tant que telle son activité de communication n’est donc pas nécessairement une activité saisissable au commun des mortels, mais elle s’adresse de plus en plus souvent à des cercles restreints de décideurs politiques, industriels et scientifiques sous le couvert de la confidentialité.

Parce que nous n’avons pas le bonheur d’appartenir à de semblables cénacles, nous ne pourrons rien dire de plus à ce sujet.

On peut cependant constater le succès de cette activité souterraine, à l’aune de l’unanimité de toutes les instances politiques de la région, en faveur de la défense des intérêts des biotechnologies.

LES FORUMS BIOVISION comme entreprises de communication.

Si les Forums Biovision sont en tant que telles des entreprises de "communication", arrêtons nous un peu sur la manière dont ils sont organisés. Conformément à ce qui a été dit plus haut, les thématiques qui y sont abordées répondent à des problématiques médicales, pharmaceutiques et humanitaires. Les discours y dégoulinent le plus souvent de belles intentions. On y invite d’ailleurs toutes sortes d’individus prestigieux et de scientifiques renommés...

Pour bénéficier de leur prestige et travailler à sa renommée internationale, Biovision est même capable d’inviter des aéropages de prix Nobels dont l’activité principale peut d’ailleurs n’avoir aucun rapport avec les thématiques abordées.

Enfin et pour se donner l’allure d’un lieu de débat ouvert et démocratique, ses promoteurs n’hésitent pas non plus à inviter des opposants, à savoir Susan Georges d’Attac ou Bruno Rebelle de Greenpeace qui sont des opposants résolus des OGM.

Ce qu’ils ont pu y dire n’a de toute façon pas d’importance, pas plus que le fait que le débat auquel ils ont participé ait pris la forme d’un dialogue de sourds. Ce qui importe c’est qu’ils sont venus et qu’il ont cautionné le Forum par leur simple présence.

LES CANAUX DE LA COMMUNICATION

Non content de s’adresser directement aux décideurs politiques, Biovision a jusqu’à présent visé tout particulièrement deux types de médias, à savoir les médias locaux et les médias spécialisés.

Biovision/Biosquare s’est appuyé sur les médias locaux lyonnais, en l’occurence France 3 et le Progrès, voire un magazine totalement affidé : Acteurs de l’économie. La proximité géographique de ces médias et les relations privilégiés qui ont pu être tissé avec eux ont assuré une retranscription non conflictuelle de l’argumentaire biovisionnaire.

En ce qui concerne les médias spécialisés, ils ont permis de toucher les scientifiques et les professionnels du secteur, la multiplication des interviews qui leur ont été accordés prouve l’importance de ce vecteur d’information pour les communicateurs de Biovision. Ce faisant ils ont assuré la renommée grandissante du Forum dans le petit monde restreint des biotechnologies mondiales mais ils ont aussi permis d’attirer de plus en plus de professionnels du secteur à chaque édition.

En ce qui concerne le faible recours aux médias généralistes nationaux, généralement prompts à relayer la contestation anti OGM, cela me semble un choix délibéré de communication. Fidèles en cela à une tradition bien lyonnaise, les communicateurs biovisionnaires ont préféré évité de se faire connaître du grand public français, histoire de ne pas faire naître d’éventuelles polémiques préjudiciables à la sérénité des affaires.

Les nouveaux partenaire médias 2007 marquent un nouveau virage dans la politique de communication de Biovision.

La Revue Nature, référence scientifique mondiale permettra de toucher l’ensemble de la communauté scientifique planétaire tout en bénéficiant de son prestige incontesté.
Euronews, chaîne de télévision francophone diffusée internationalement et sise dans la banlieue de Lyon sera sans doute un partenaire très accommodant, à la hauteur de ses difficultés financières actuelles. Ses téléspectateurs sont de plus réputés être des décideurs, ils correspondent donc à l’un des publics cibles privilégiés de Biovision.

Par gigi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 4 avril 2007

Historique de ma lutte contre la biométrie à l’AFC

 

1ère  partie : mars – novembre 2006

 


L’Association Formation Coiffure (AFC), satellite de la Fédération Nationale de la Coiffure Française (FNCF), gère des établissements d’enseignement professionnel dans le domaine de la Coiffure et de l’esthétique – CFA et Lycées professionnels – à Paris et à Toulouse.

 

Le 23 mars 2006, l’AFC a mis en service un dispositif (3 appareils) d’accès biométrique à l’un de ses établissements parisiens, le Lycée Marcel Lamy, 15 / 17, rue des Fillettes, dans le 18ème arrondissement. Il s’agissait d’appareils à reconnaissance digitale : 80 points des empreintes digitales enregistrés sur une base de données centralisées (matériel Easydentic). Ces appareils ont été installés sans l’autorisation (obligatoire) de la CNIL, sans en informer ni consulter le Comité d’Entreprise (information et consultation obligatoires) ; la directrice de l’établissement s’est contentée d’en parler à ses salariés et de distribuer le 22 mars aux élèves une note d’information intitulée : « Note aux parents d’élèves ». L’enrôlement des salariés et des élèves s’est fait aussitôt et seuls deux enseignants, tous les deux profs de français, dont la déléguée syndicale CGT, ont refusé de donner leurs empreintes.

Lors de sa réunion du 24 mars, le Comité d’Entreprise a demandé la suspension du système dans l’attente du respect de la procédure légale. A cette même réunion, je suis intervenu en tant que délégué syndical SUD, pour dénoncer la biométrie et j’ai lu un passage du « Livre bleu » du GIXEL qui préconise l’installation de systèmes biométriques dans les écoles pour accoutumer les jeunes à cette technologie et l’imposer ainsi au reste de la population. L’AFC n’a tenu aucun compte des demandes du CE.

Dès le 27 mars, une pétition circulait au Lycée Marcel Lamy, qui disait : « Afin d’améliorer notre qualité de vie dans l’Etablissement et pour des questions pratiques, techniques et de sécurité, nous, les enseignants et le personnel, ont accepté d’un commun accord avec la Directrice, Mme Sophie CLEMENT, la mise en place de capteurs basés sur la reconnaissance tactile du doigt. (aucune photo, ni dessin, n’est stocké dans une base de données). Nous sommes satisfaits de ce système et ne souhaitons pas qu’il soit retiré pour ces mêmes raisons » (sic). Une grande partie des salariés ont signé cette pétition.

 

Le 3 avril, j’ai rédigé et distribué un tract SUD intitulé : « Adresse aux salariés de l’AFC en général et à ceux du Centre Marcel Lamy en particulier » et le 23 mai, à la demande d’une élue du personnel du Lycée Lamy, je suis intervenu dans ce Lycée dont je ne suis pas salarié. En fait, il s’agissait d’un piège : j’ai été accueilli par une quinzaine de profs (environ la moitié du personnel enseignant) qui ne m’ont pas laissé parler et m’ont dit qu’ils étaient très contents de la biométrie, que je n’étais pas concerné et que je n’avais pas à m’occuper de leurs affaires et ils m’ont prié de partir. Comme j’avais prévu cette situation, j’avais rédigé un texte d’explication de ma position sous forme de questions / réponses. J’ai donc distribué ce texte avant de quitter une école aussi peu accueillante. Les tenants de la biométrie s’en sont pris tout particulièrement à un collègue, professeur d’enseignement professionnel (un coiffeur), qui, après avoir donné ses empreintes comme les autres, s’est ensuite rétracté. Il a été perçu comme un traître et ses collègues l’ont stigmatisé si bien qu’il a dû jeter l’éponge et accepter la biométrie à condition que l’AFC mette en place un dispositif permettant d’enregistrer les empreintes sur un support individuel. A sa décharge, il faut dire qu’il est "délégué rectoral" et donc précaire.

 

En mai, j’ai saisi la CNIL qui a enregistré ma plainte et m’a conseillé de ne pas faire trop de vagues car mon employeur risquait alors de se mettre en conformité avec la réglementation, ce qui me handicaperait dans mon combat contre la biométrie, ainsi que mes deux collègues qui ont refusé de se faire enrôler. En d’autres termes : « Vous serez bien embêté lorsque nous aurons donné notre autorisation. »

Entre temps, à la faveur des manifs du printemps, j’ai noué des contacts avec des opposants à la biométrie. Un petit groupe a distribué un tract aux élèves. J’ai été invité par « les Amis de George Orwell » à leur émission sur Radio Libertaire, le 6 juin.

 

Malgré tout ça, l’AFC est demeurée inflexible : se sachant soutenue par la majorité des salariés du Lycée Lamy, elle a joué la pétition contre la légalité que défendaient les représentants du personnel.

 

C’est à ce moment que la CNIL a semblé faciliter la tâche de l’AFC en changeant la réglementation par sa « délibération n° 2006-102 du 27 avril 2006 portant autorisation unique de mise en œuvre de dispositifs biométriques reposant sur la reconnaissance de l’empreinte digitale exclusivement enregistrée sur un support individuel détenu par la personne concernée et ayant pour finalité le contrôle de l’accès aux locaux sur les lieux de travail. » En résumé, il suffit maintenant de faire une déclaration de conformité en ligne pour recevoir par retour un « récépissé de déclaration » signé du Président de la CNIL, Alex Türk, par ailleurs sénateur UMP. Ce document précise toutefois que « la délivrance du présent récépissé n’exonère le déclarant d’aucune de ses responsabilités ».

 

C’est ainsi qu’à la rentrée, les membres du CE ont appris lors de la réunion du 31 août, que l’AFC avait mis son système biométrique en conformité (alors que jusqu’à présent on nous répétait que tout était parfaitement légal !). Le directeur général de l’AFC (et de la FNCF), M. Ribeyron, nous a alors annoncé que « le logiciel Easydentic avait évolué » au mois de juillet vers un système mixte « empreintes enregistrées sur base de données centralisées et support individuel » (au choix) et il a produit le fameux récépissé de déclaration de conformité en tentant de nous faire croire qu’il s’agissait d’une autorisation en bonne et due forme. Et à l’appui de cette affirmation, il nous a annoncé que l’AFC avait l’intention d’étendre ce système à ses établissements toulousains : un autre Lycée professionnel et un CFA. Il a également informé les représentants du personnel que les empreintes enregistrées en mars avaient été effacées. Pour preuve de la bonne foi de l’employeur, il a même annoncé que, cette fois, le CE allait être régulièrement informé et consulté. Peu de temps après, le dispositif a été remis en service au Lycée Marcel Lamy : les salariés se sont fait enrôler à nouveau ; comme en mars, les deux mêmes profs ont refusé de confier leurs empreintes digitales, y compris à un "support individuel" et le prof qui avait réclamé ce système pour échapper à la vindicte de ses collègues a été le seul à enregistrer ses empreintes sur carte.

 

Depuis la rentrée de septembre, l’atmosphère s’est dégradée au Lycée Lamy, en particulier pour la déléguée syndicale CGT que son refus de l’enrôlement associait de fait avec moi. Certains de ses collègues ont intériorisé la biométrie au point de se sentir personnellement mis en cause par le simple fait que quelqu’un puisse refuser l’enrôlement. Ce sentiment a entraîné des brimades croissantes à l’encontre de la réfractaire : une de ses collègues allant jusqu’à refermer prestement la porte derrière elle pour l’empêcher de rentrer ; une autre fois, ma camarade déléguée frappe à la porte et lorsqu’une collègue ouvre et se rend compte de qui veut entrer repousse la porte, mais pas assez rapidement, ce qui provoque un véritable bras de fer ; une autre fois encore, alors qu’elle frappe aux carreaux, elle doit essuyer les quolibets de deux de ses collègues et de sa directrice avant que ces derniers n’acceptent de lui ouvrir… Jusqu’à un avertissement lié à la sécurité : la directrice l’accusant – à tort – de ne pas avoir fait l’appel de ses élèves lors d’une alerte.

 

Conformément aux bonnes résolutions de notre employeur, cette question de la biométrie a donc été mise à l’ordre du jour des réunions du CE de septembre, octobre et novembre. J’ai soulevé à chaque fois la non-conformité de la déclaration à la CNIL, la nouvelle réglementation excluant de la procédure de déclaration simplifiée tout système ne reposant pas exclusivement sur support individuel et concernant des établissements accueillant des mineurs, ce qui est évidemment le cas d’établissements scolaires. La direction de l’AFC a soutenu mordicus que son système était parfaitement légal comme elle l’avait prétendu depuis le début.

 

J’ai régulièrement tenu informée la CNIL qui m’a fait savoir début novembre que ma plainte était en cours d’examen. Las d’attendre et devant l’arrogance persistante de l’AFC, j’ai informé divers organes de presse et en particulier l’AFP. Cette dernière, voulant vérifier mes dires, a tenté de joindre la direction du Lycée Marcel Lamy qui n’a pas souhaité répondre.

Mais la perspective d’une exposition médiatique (ou d’une intervention de la CNIL ?) a inquiété les dirigeants de l’AFC. Ces derniers ont pris prétexte d’un avis négatif des élus au Comité d’Entreprise (à l’exception d’une élue du Lycée Lamy) pour annoncer à la réunion du 17 novembre le retrait des appareils en service et le renoncement à installer le même dispositif à Toulouse. C’est bien la première fois que notre direction tiendrait compte de l’avis du CE !

 

Et maintenant ? On peut craindre un chantage à l’insécurité : la direction peut refuser de mettre en place un simple digicode ou interphone et obliger les élèves coiffeuses et esthéticiennes à passer par la rue, les exposant à se faire importuner, ce dont je serais évidemment responsable à cause de mon extrémisme intransigeant ; une sorte d’intégrisme anti-biométrique qui ne tient pas compte des impératifs de sécurité pour les jeunes et les salariés.

 

A ce jour, le système d’accès biométrique est toujours en service au Lycée Marcel Lamy

(à suivre…)

 

Le 23 novembre 2006


 

André Michard

Par dédé
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Vendredi 1 juin 2007

Moins que rien... la situation des Roms en France
écrit le 16/05/07 à 13:20:02 par OCL

Cet article a été accepté par 2 modérateureuses.

Extrait du mensuel Courant alternatif, mai 2007,
http://oclibertaire.free.fr/ca170.html


La situation des Roms est un excellent vecteur pour envisager le traitement politique et institutionnel des minorités, mais aussi les législations concernant les personnes non sédentaires. Elle montre comment la société et l'Etat considèrent ceux et celles qui ne rentrent définitivement pas dans ses cases... Entretien avec Vincent membre du groupe libertaire Spartacus (OCL) et militant associatif à Argenteuil.

Egregore : On voulait faire cette émission depuis longtemps, mais une malheureuse opportunité nous donne l'occasion de traiter ce sujet. En effet lors de la publication de la loi sur la prévention de la délinquance un décret concernant les gens du voyage a été ajouté. Désormais les préfets vont pouvoir, sur demande du maire, virer les gens du voyage sans décision de justice. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ?

Vincent : En fait il s'agit d'une loi qui a pour base le texte rédigé par une commission en 2002 et présidée par le président du groupe Accord Arcade, c'est à dire une énorme chaîne d'hôtels.

Egregore : On les connaît surtout (en dehors de l'exploitation des gens qui y bossent) pour le rôle qu'ils jouent dans les expulsions de sans papiers.

Vincent : A la lecture des motifs de la loi on s'aperçoit que les motivations principales résident dans le fait que je cite “ la loi du 5 juillet 2000 bien que juridiquement efficace ne permet pas aux maires d'agir suffisamment rapidement [en effet] la lourdeur de la procédure résulte notamment de la nécessité d'intermédiaire pour obtenir l'ordonnance de référé qui permettra l'expulsion des gens entrés illégalement sur le territoire de la commune ” mais dans les faits les flics appliquent déjà ce décret. La loi nous est présentée comme une avancée car elle est supposée comporter deux aspects un positif (la construction d'aire de stationnement) un négatif (l'expulsion). Mais, généralement, les zones d'accueil n'existent et quand on interroge les flics sur la présence de ces aires ils répondent qu'elles sont en cours de construction. Résultat on se retrouve avec des groupes de familles qui zonent de terrains en terrains et donc d'expulsion en expulsion ce qui, outre les condition de vie épouvantables qu'on peut imaginer, empêche la scolarisation des enfants.

Egregore : Concrètement c'est quoi le quotidien des “ gens du voyage ” en France ?

Vincent : Bah le quotidien c'est d'être chassé de terrains en terrains, de chercher des terrains pour s'installer ou d'accepter les terrains proposés par les mairies, mais la plupart du temps ces zones se trouvent dans les endroits les plus pourris de la ville, par exemple à Argenteuil c'est à côté de la déchetterie. Le quotidien c'est aussi pour les enfants l'impossibilité d'être scolarisés, il existe normalement une “ école du voyage ” qui fait de la sensibilisation à la scolarisation et qui prend la forme de visites d'un camion deux fois par semaine, mais c'est complètement inefficace. De plus ce rôle est assuré par des associations catho, comme souvent ce qui a trait à la condition des gens du voyage, et plus particulièrement par des associations en relation avec l'Opus Dei. La structure officielle qui est issue des religieux, c'est l'ADVOG, en réalité il s'agit d'une usine à gaz qui vit de subventions et qui ne fait rien de concret, la très faible présence de Roms a l'intérieur le démontre bien. Il existe d'autres choses : il y a une commission CNT gens du voyage ou l'Association Esmeralda, mais les plus intéressantes ce sont des petites assos qui fonctionnent avec de petits groupes et qui essaient de se retrouver autour de luttes concrètes ou en cas de coup dur...

Egregore : Il y a des luttes à Montreuil je crois avec la constitution d'une coordination...

Vincent : oui c'était très intéressant mais le problème a été l'arrivée de RomEurope. Outre le fait qu’ils ont voulu négocier avec Sarkozy et qu'il n'y ait pas de tsiganes à l'intérieur, ils affichent la volonté de séparer les problèmes et notamment de traiter à part Roms manouches et Roms roumains.

Egregore : Justement est-ce que tu peux nous parler plus de ce qu'on nomme un peu faussement “ gens du voyages ”, quels sont les peuples qui font partie de cet ensemble ?

Vincent : Eh bien gens du voyage pour moi, cela ne signifie rien, si tu prends le train, tu voyages, t'es un gens du voyage... Bon, à l'origine il y a un ou deux peuples qui sont partis d'Inde il y a 1000 ans, et qui se sont déplacés dans toute l'Europe. Ainsi ils ont traversé tout l'espace européen mais aussi son histoire, ils n'ont pas vécu en dehors des sociétés et des cultures qu'ils ont rencontrées mais ils les ont intégrées. Par exemple il y le cas des Yénishes, les tsiganes allemands, que je connais puisque moi je suis manouche allemand ; le peuple yénishe c'est un peuple qui s'est constitué avec des rescapés des révoltes luthériennes, des tsiganes et des juifs qui fuyaient les pogroms et qui se sont réfugiés dans les forêts ; on a donc à la fois un peuple qui est juif et tsigane... Tu vois donc que l'histoire du peuple tsigane est particulièrement riche et... complexe, alors pour moi cette notion gens du voyage c'est un terme fourre tout qui permet de pas s'occuper d'eux et de les laisser dans le non droit, comme celui de la scolarisation normalement obligatoire des mômes. En fait les Roms n'ont le droit qu'à la répression. Cette répression est alliée a un anti tsiganisme primaire mais très bien installé. De même qu’ il est impossible de raisonner un antisémite il est impossible de faire tomber les clichés sur les tsiganes telle l'équation tsiganes=voleurs. Ce racisme est institutionnalisé ; il a été à l’œuvre de Vichy dans le traitement des Roms enfermés dans des camps et déportés. Ces camps ont continué de fonctionner jusqu'en 1947. il n'y a d'ailleurs très peu de travail de mémoire là-dessus. Le racisme se manifeste aujourd'hui dans les pays de l'Est où par exemple en Roumanie ont lieu des pogroms très violents. Mais il y a plein de préjugés ici aussi et même dans les réseaux militants. Le résultat c'est que les violences policières sont fréquentes et pas souvent dénoncées, en somme ça paraît normal de taper sur les Roms. Il y a aussi les manouches et les Yéniches qui sont allemands, des gitans espagnols, des tsiganes des mondes ibériques et d'Afrique du nord qui se sont retrouvés en Camargue, mais tu as des groupes qui ne sont pas forcement tsiganes mais qui voyageaient et vice et versa, comme les forains par exemple. Bref tu vois gens du voyage c'est un peu tout ce monde là.

Egregore : Est ce que tu peux nous parler un petit peu du carnet de circulation ?

Vincent : Le carnet de circulation c'est un truc qui s'est mis en place avant la guerre de 14/18, comme le carnet anthropométrique, tous les mois il fallait aller pointer à la gendarmerie, c'est ce j'appelle moi le fichier gitan, ce livret a été décrété illégal par la justice européenne.

Egregore : Il va certainement y avoir une continuité de cet état d'esprit avec les Roms de Bulgarie et de Roumanie qui vont entrer dans l'Europe, on va certainement utiliser la biométrie, normalement ils devraient pouvoir circuler librement dans l'espace Schengen comme n'importe quel citoyen européen, mais dans les expulsions de Sarkozy, ont s'aperçoit qu'il représentent plus de 20% des reconduites à la frontière.

Vincent : On a affaire à ce genre de cas ici à Argenteuil, ces expulsions créent des situations effroyables puisque les sans papiers conservant une grande partie de leur famille en France font tout ce qu'il peuvent pour revenir. Alors quand ils reviennent ils n'ont plus rien du tout et ils sont obligés de travailler au noir ; en fait on se rend compte que c’est tout l'arsenal juridique qui crée la situation de non droit. Il existe ainsi toute une espèce de sous-classe ouvrière qui se tape les métiers les plus durs comme par hasard (trimardeurs du nucléaires, bâtiment, saisonniers).

Egregore : Mais normalement selon la loi les étrangers de nationalités bulgare et roumaine peuvent avoir leur autorisation de travail vu qu'ils sont européens, non ? Mais il doit falloir à ce moment-là un sacré rapport de force ?

Vincent : Non ce qu'il faut c'est des gens qui puissent leur filer un coup de main et alors à ce moment là on peut obtenir des trucs. Ce qu'il faut c'est créer des principes de solidarité réelle avec eux. Mais malheureusement il y a peu de gens qui ont une action concrète. Il suffirait juste de redécouvrir la solidarité par ce que la solidarité ça fait tout, et puis avec la solidarité on pourrait peut être faire même la révolution. (à suivre...)

Par Caracas
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus