AGIR

CONTRE LA BIOMETRIE

Inventaire de l'invasion biométrique

Jeudi 12 janvier 2006
Cette catégorie sert à ce que chacun, dans des articles ou des commentaires fasse part de son rapport direct avec l'installation d'un dispositif biométrique (aéroport, prison, école, entreprise, etc.) ou indirect (info presse, internet, ouïe dire, etc.) en essayant de donner des infos fiables...

La lutte commence dans le proche...

N'hésitez pas à poster des messages dans le forum...
Par Blair
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Jeudi 12 janvier 2006

Les bahuts déjà équipés sont nombreux. On n'a pas la liste complète, selon l'enquête de Politis, il y en aurait une cinquantaine en France.

Voici ceux que nous connaissons, élargissons la liste !!

Gif Sur Yvette (lycée de la vallée de chevreuse) : cantine/main

Angers (Immaculée conception) : cantine/doigts

Carcassonne (Lycée Jules-Fil) : cantine/main

Nice (Collège Jean Rostand) : projet cantine/doigts, refusé par la CNIL

Carquairanne (Collège Joliot Curie) : cantine/main

Mandelieu (Collège les mimosas) : cantine/main

Morges, Suisse : cantine/doigts

Paris, 20è : Maurice Ravel (cantine/ main) en cours d'installation

Cannes ?

Par Blair
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Jeudi 12 janvier 2006

 

tout d'abord, la Grèce a banni la biométrie des aéroports, cf http://www.transfert.net/a9619

Maintenant, voici ls aéroports biométriques, élargissons la liste!!!


Dispositif PEGASE à Roissy Charles de Gaulle

http://www.futura-sciences.com/news-biometrie-fait-son-entree-aeroport-charles-gaulle_6401.php[url]


L'aéroport Nice Côte d'Azur

http://www.nice.aeroport.fr/qui/vitrine/biometrie.asp

Par Blair
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Jeudi 12 janvier 2006

 

Les prisons qui utilisent la biométrie, cf http://www.transfert.net/a9058

Vous en connaissez d'autres???

Fleury-Merogis

La Santé

Par Blair
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Jeudi 12 janvier 2006

 

Et oui dans les musées aussi, pour pas que les employé-e-s volent les oeuvres...

élargissons la liste!!!

Musée du Louvre

Par Blair
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Jeudi 12 janvier 2006

 

Contrôle salarié et contrôle social main dans la main

la liste doit être longue, dîtes nous ce que vous savez...

La Cogema a demandé, en 2000, d'utiliser les empreintes digitales des salariés et des visiteurs pour contrôler leurs entrées et sorties dans la centrale nucléaire de la Hague.

La Banque de France a souhaité utiliser un dispositif de reconnaissance par l'iris de son personnel afin de contrôler l'accès à certaines zones sensibles de ses locaux

Par Blair
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Jeudi 12 janvier 2006

 

Pour voter, la biométrie bien sûr !!

Y a-t-il d'autres bâtiments publics biomaîtrisés?

La mairie de Mérignac a souhaité, en 2002, expérimenter un système de vote électronique à partir de cartes à puce comportant les empreintes digitales des électeurs, pour les élections présidentielles et législatives

Par Blair
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Mercredi 25 janvier 2006
La biométrie, c’est sexy !
EXPOSITION DE LA CITÉ DES SCIENCES


Mis en ligne le 22 décembre 2005

par amanda

La Cité des sciences et de l’industrie de la Villette accueille pour un an une exposition sur la biométrie, intitulée "Le Corps identité". Et ce, avec la prétention de contribuer au débat sur ces technologies en plein développement, et en y mettant une soi-disant objectivité.



Or, cette exposition est soutenue par Sagem Morpho, du groupe Safran. Cette société est tout simplement spécialisée dans les produits biométriques. Elle se vante même d’être "la première entreprise mondiale dans ce domaine". Elle fabrique des systèmes biométriques permettant d’identifier les empreintes digitales, l’iris et le visage. Ses machines servent d’ailleurs à animer l’exposition de la Cité des sciences. L’entrée de l’exposition nous place d’emblée au cœur du sujet. Un sas permet au visiteur d’enregistrer son empreinte digitale et l’image de son visage. Le lecteur d’empreinte est bien entendu un produit Sagem. Tout au long de l’exposition, le visiteur sera alors identifié lorsqu’il voudra participer à un nouveau jeu et sa photo apparaîtra sur l’écran de l’ordinateur.

Les organisateurs cherchent à flatter le narcissisme des visiteurs. Ces derniers sont tout émus de découvrir qu’on les reconnaît ; que l’on s’adresse à eux personnellement dès lors qu’ils sont identifiés par leur empreinte digitale. Ils existent. Pour des machines, certes. Mais dans une société où le lien social se délite, quel plaisir d’être enfin RECONNU ! Des jeux permettent par exemple au visiteur de rechercher à quelle famille son empreinte appartient : arche, verticille ou atypique ? Autre animation : comparer sa photo avec son Eigenface, une image reconstituée informatiquement à partir de modèles de visages. Il est également proposé d’identifier son iris et de signer plusieurs fois sur une tablette graphique afin de tester l’efficacité de la technique biométrique appelée signature dynamique. Un système qui se base sur le geste pour identifier les individus.

Une exposition qui se veut didactique

D’autres stands se veulent plus sérieux. Sur l’un d’entre eux, on tente de faire réfléchir le visiteur sur l’identité. Un autre s’intéresse au corps des Français. Il montre au passage les avantages de la technique laser qui mesure un corps en 10 secondes alors que la bonne vieille toise n’était, est-il affirmé, même pas précise. L’histoire de la biométrie est aussi exposée. On apprend que l’homme préhistorique utilisait son empreinte pour signer. Alors, pourquoi pas nous aujourd’hui ? Qu’en 1892, un policier argentin a identifié, pour la première fois, un criminel par ses empreintes digitales. Les fiches anthropométriques de Bertillon, cet inventeur de la police scientifique, ne sont pas éludées. Histoire peut-être de dire que la biométrie est une technique ancienne et qu’il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter. On n’oublie pas non plus l’anthropométrie subjective et ses théories qui prétendaient établir l’existence de traits physiques criminels. Mais la biométrie d’aujourd’hui est scientifique et efficace, veut-on suggérer, puisqu’on peut même la tester dans des jeux. Des cartes d’identité, l’exposition veut bien admettre qu’elles ont parfois été "discriminantes", mais elle ne dit pas que Pétain les a rendues obligatoires et que la mesure a facilité l’arrestation des Juifs.


Un petit tour du monde nous explique que la biométrie est déjà utilisée dans de nombreux pays : des USA à l’Australie en passant par le Brésil et Israël qui utilise un système biométrique pour surveiller les travailleurs palestiniens qui franchissent leur frontière quotidiennement. Alors, pourquoi la France resterait-elle un pays arriéré ? Car c’est bien le message permanent de cette exposition. Un film de huit minutes met en scène deux jeunes qui débattent des avantages et des inconvénients de la biométrie. Le pro-biométrie est clairement présenté comme le personnage moderne, tandis que l’autre, qui se méfie de cette nouveauté, est un ringard doublé d’un peureux. La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) est là pour contrôler d’éventuelles dérives, assure par exemple le moderne.


La CNIL cautionne évidemment cette exposition. Elle est présentée comme partenaire technique. De nombreux panneaux informatifs développent ses fonctions et ses recommandations. Pour renforcer le caractère didactique et prétendument objectif de l’exposition, on a droit à des enregistrements sonores d’opposants comme la présidente de l’association IRIS (Imaginons un réseau Internet solidaire).


Les organisateurs, qui cherchent à intéresser un public jeune, n’ont pas lésiné sur les moyens. Ils présentent un dessin animé qui est une version biométrique du Petit Chaperon rouge. Dans un monde futuriste, le petit chaperon rouge part chez sa grand-mère malade pour lui apporter des gâteaux. Le loup l’espionne. Elle démarre sa voiture avec son empreinte digitale, mais l’auto tombe en panne. Elle appelle alors une copine avec son portable digital et celle-ci arrive en un clin d’œil. Elle lui prête sa voiture biométrique : facile, elle n’a qu’à la démarrer. Et voilà le petit chaperon rouge sur la route. La jeune fille s’arrête au distributeur de billet qui l’identifie par son iris. A la boulangerie, les gâteaux défilent sur des tapis roulants. Pas besoin de la traditionnelle boulangère pour servir ; et en plus, on paye "cardless" (sans carte), biométriquement. Manque de chance, le petit chaperon rouge ne peut plus redémarrer la voiture de sa copine (eh oui, elle n’a pas son empreinte digitale sur elle !). La voilà repartie à vélo. Le loup, lui, utilise les transports en commun, plus rapides et dont l’accès est évidemment biométrique ! Il arrive avant le petit chaperon rouge chez la grand-mère et, comme dans le conte, prend sa place dans le lit. La jeune fille entre par la fenêtre puisque le système biométrique d’ouverture de la porte ne fonctionne pas. Elle réalise trop tard, grâce à une authentification ADN de la salive du loup, que ce n’est pas sa grand-mère. Mais finalement, elle tombe amoureuse de son agresseur. Happy end ! Et qu’est-ce qu’on s’amuse avec la biométrie ! Il suffit de lire les commentaires du livre d’or pour s’en rendre compte.

Les objectifs du Gixel sont atteints, merci la Cité des Sciences !

Le Groupement des industriels de l’électronique, le Gixel, dont fait partie la Sagem, peut se réjouir. La Cité des sciences, musée national, a fait totalement siens les objectifs énoncés dans le Livre bleu 2004 du Gixel : "Plusieurs méthodes devront être développées par les pouvoirs publics et les industriels pour faire accepter la biométrie. Elles devront être accompagnées d’un effort de convivialité par une reconnaissance de la personne et par l’apport de fonctionnalités attrayantes : éducation dès l’école maternelle [...],introduction dans des biens de consommation, de confort ou des jeux [...], développer les services “cardless” à la banque, au supermarché, dans les transports, pour l’accès Internet". Il ne fait aucun doute que les organisateurs de cette exposition ont suivi à la lettre les recommandations du Livre bleu 2004. Mais, honteusement, ils n’y font pas référence.
Par amanda
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Mercredi 4 avril 2007

Scolaris/Sécuritech, le canular contre la biométrie
écrit le 25/03/07 à 17:50:48 par Iris

Cet article a été accepté par 2 modérateureuses.


Un faux prospectus intitulé « Ton lycée bouge… tu suis ? » a été distribué dans divers lycées de France la semaine dernière.

Il présente le projet « Sécuritech », qui serait lancé par la Région, les Ministères de l’Intérieur et de l’Education Nationale, et viserait à renforcer la sécurité et le contrôle dans les lycées. On peut lire le programme, au verso :

- renforcement de la vidéosurveillance.
- logiciel de gestion de vie scolaire, consultable en temps réel sur Internet (gestion des absences, retards, notes…).
- reconnaissance biométrique (notamment faciale) pour faciliter l’accès au lycée, à la cantine, aux différents équipements.
- instauration de la carte « Scolaris », dotée d’une puce dans laquelle sont stockées des informations comme l’empreinte de la main et la photo d’identité numérisée. Cette carte, multifonctionnelle permettrait l’accès à différents équipements du lycée, l’activation des ordinateurs et casiers personnels, l’enregistrement à l’infirmerie, (avec le dossier médical lycéen) mais permet également l’abonnement aux transports en communs de la Ville etc.
Elle est gratuite, et obligatoire dès la rentrée 2007.
- les points « S’cool », enregistrés sur la puce, attribués par les enseignants et l’administration sont calculés selon les retards, les absences et l’implication de l’élève. Il est possible de gagner des points en devenant médiateur-relai et signalant tout comportement déviant à l’administration, pour une meilleure « neutralisation anticipée ».

Au verso, on trouve les « Conseils de sérénité », réunissant mensuellement proviseur, CPE, enseignants, parents et lycéens volontaires. Ils « évaluent les résultats de l’établissement en matière de lutte contre l’absentéisme, les incivilités, et le vol ».
Les « policiers-référents » aident ce conseil à trouver des solutions efficaces et aident à chiffrer les résultats de cette politique disciplinaire.
Les Conseils de sérénité doivent encourager les initiatives portant sur la prévention de la délinquance en milieu scolaire et les partenariats ou jumelages avec des Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs (EPM) et des Centres d’Education Fermés (CEF).
Enfin, l’éducation à la « citoyenneté électronique » et l’acceptation des nouvelles technologies se fera entre-autres grâce à des intervenants extérieurs (comme la CNIL).

Il est précisé que « la mise en place des bornes biométriques et des procédures d’enrôlement commencera dès avril 2007. Suit le numéro de la déléguée du Ministère de l’Education.
Des logos figurent sur le document : ceux des entreprises SPIE, Orange, Cofinoga, SNCF, SAGEM Morpho (groupe SAFRAN, multinationale de la biométrie) mais aussi du ministère de l’Education nationale, de l’Intérieur…

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Sur quelques sites tels Vousnousils.fr, 20minutes.fr, on peut lire une dépêche (le seul article de presse en ligne disponible à cette heure) dont voici un extrait :

Un faux prospectus portant le logo du ministère de l'Education et annonçant la mise en place d'un système de gestion informatisée et biométrique des élèves a été distribué dans des établissements, a annoncé mardi le ministère de l'Education.
"Un document annonçant la mise en place imminente d'un système de gestion informatisée des élèves, appelé « Scolaris », a été distribué dans certaines salles des professeurs. Parfois même, il a été conseillé aux enseignants de distribuer ce prospectus à leurs élèves : avec bon sens, ils s'en sont bien sûr abstenus", a signalé la ministère de l'Education dans un communiqué.
"Il s'agit là d'un montage, qui anticipe quelque peu sur les traditionnelles farces du 1er avril", estime le ministère, qui ne sait pas combien de prospectus ont été envoyés mais a déjà eu des signalements venant des académies de Marseille, Angers [ainsi que Paris et Nîmes, NDLR].
Le ministère de l'Education nationale "rappelle que jamais aucune consigne n'a été passée aux établissements pour qu'ils mettent en place une gestion informatisée basée sur des cartes magnétiques ou sur tout autre système".

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Ce projet Sécuritech n’a rien de loufoque, ni d'irréalisable. Tous les éléments sont techniquement possibles et parfois, on l’ignore trop, déjà mis en oeuvre.

En effet, l’installation de systèmes biométriques progresse dans les établissements scolaires.
On peut lire dans Politis n°880 : « Nous avons, depuis 2002, équipé une trentaine de collèges et lycées dans le sud de la France [...], explique Yves Castel, PDG d’Int-system. Les établissements [...] se situent dans les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes. » La société Zalix estime, elle, avoir équipé une quinzaine d’établissements scolaires, principalement en Île-de-France. DMI systèmes, deux. « C’est un nouveau marché, analyse M. Ballinger, commercial dans cette entreprise qui s’occupe de 600 cantines. Mais il y a un effet boule de neige très rapide. À la rentrée 2006, une dizaine d’établissements scolaires en Île-de-France ont prévu d’en installer. » Par dizaines donc, des cantines biométriques s’implanteraient en toute illégalité et en toute opacité sur le territoire, bien souvent financées par les départements et les régions, notamment à Marseille, à Cannes, à Nice et à Sainte-Maxime, pour un coût allant de 4 000 à 20 000 euros. » (http://www.politis.fr/article1543.html)
En janvier 2006, trois personnes sont passées en procès pour avoir détruit une borne biométrique au lycée de Gif-sur-Yvette (91). Au lycée Ravel, à Paris, la détermination des lycéens et parents a permis d’empêcher la mise en place d’une borne contrôlant l’accès à la cantine.

Espérons que ce canular « Scolaris » sera déclencheur d’autres luttes et refus.


TRouvé sur : http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&filtre=0&filtreC=1&id=4804&numpageC=1&idC=5531#commentaire
Par GOGO
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