Réunion Biométrie 3 oct. Ardèche

Publié le par Coordination contre la biométrie

Biométrie au collège de Tournon: ne laissons pas les machines jouer avec les enfants
écrit le 19/09/07 à 16:02:33 par Association Contre la Biométrie à l'Ecole - 07

Mercredi 3 octobre à 20H, salle Georges Brassens à Tournon (Ardèche), soirée d'information et de discussion sur la biométrie.

Projection d'un documentaire ("Le temps des biomaîtres") suivie d'une discussion en présence de personnes de la Ligue des Droits de l'Homme 04, de la FCPE 04 et de l'Association Contre la Biométrie à l'Ecole - 07.

En effet, depuis plus d'un an un dispositif biométrique contrôle l'accès à la cantine du collège Marie Curie à Tournon, sans que personne n'ait été véritablement informé sur la biométrie.

Pour en savoir plus, un dossier de presse est disponible sur http://acbe07.poivron.org

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acbe07 28/09/2007 15:28

Biométrie au collège de Tournon:NE LAISSONS PAS LES MACHINESJOUER AVEC LES ENFANTSDepuis la rentrée 2006, la cantine du collège Marie Curie à Tournon (Ardèche) est équipéed’une borne biométrique. Pour aller manger, les élèves, professeurs et personnels doiventmettre leur main dans une machine et taper un code. La machine reconnaît le contour de lapaume, vérifie que la cantine a bien été payée et donne (ou non) l’accès au site.« La sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles.Il faut donc faire accepter par la population les technologies utilisées et parmi celles-ci la biométrie,la vidéosurveillance et les contrôles. Plusieurs méthodes devront être développées par les pouvoirs publics etles industriels pour faire accepter la biométrie. Elles devront être accompagnées d’un effort de convivialité par unereconnaissance de la personne et par l’apport de fonctionnalités attrayantes : Éducation dès l’école maternelle, lesenfants utilisent cette technologie pour rentrer dans l’école, en sortir, déjeuner à la cantine, et les parents ouleurs représentants s’identifieront pour aller chercher les enfants.»Extrait du “Livre Bleu” du GIXEL (groupement d’industriels de l’électronique)dans lequel il adressait en 2004 ses recommandations au gouvernement *.Manque de transparenceD’après le gestionnaire, cette installation est plus économique que l’ancien système de cartes à code-barre (cela coûtetout de même 6000 euros). En outre, ce ne serait “pas vraiment du fichage”car les enfants grandissent, la forme deleurs mains évolue, et les données doivent donc être régulièrement mises à jour. Ce sont les arguments qui ont pousséles membres du CA du collège à voter pour l’installation de cette machine. Cette présentation très partielle a exclucomplètement certains aspects de la biométrie.Une technologie controverséePourtant, au niveau national la FSU (syndicat majoritaire des enseignants), le Syndicat de la Magistrature et la Liguedes Droits de l’Homme ont pris position contre l’usage de la biométrie en milieu scolaire, comme la FCPE de Paris(fédération de parents d’élèves) et Sud Education 91, entre autres.De plus, la Commission Nationale Informatique etLibertés (CNIL) a lancé début juillet une « alerte à la société de surveillance ».Une société de surveillanceEn effet, la biométrie n’arrive pas seule. Elle se couple avec d’autres technologies (vidéo-surveillance, fichage ADN,nouvelle carte d’identité électronique...) qui donnent à ceux qui les maîtrisent un pouvoir de plus en plus important surnos vies. Ajoutons que dix lois relatives à “l’insécurité” ont été votées ces cinq dernières années... Lorsque l’ensemblede la population est en permanence traitée comme suspecte, c’est le simple fait de refuser ces contrôles qui peutfaire de nous des coupables. Retirons-nous réellement des bénéfices de cette surveillance? Si à chaque instant noussommes prêts à dévoiler notre intimité, à renoncer à notre vie privée, une vie collective peut-elle encore exister?Refuser la biométrieDans deux lycées de Digne les Bains (04), David Néel et Gilles de Gènes, les parents d’élèves ont été consultés avantla mise en place de tels dispositifs. Ils ont refusé que leurs enfants soient surveillés par des machines, si bien qu’àDigne, les bornes biométriques n’ont pas été installées. Ils viendront apporter leur témoignage.Alors même si le dispositif biométrique de Marie Curie est viable économiquement, même si les machines sont déjà installées,nous estimons que d’importantes questions éthiques et politiques sont en jeu. Nous vous invitons donc à uneréunion d’information et de discussion sur la biométriemercredi 3 octobre, 20h à la salle Georges Brassens (Tournon)Entrée libre. Projection d’un documentaire de 52’et discussion.En présence de représentants de la FCPE 04, de la Ligue des Droits de l’Homme 04, et de l’Association Contre la Biométrie à l’Ecole 07* « Livre Bleu » du Groupement des industriels de l’interconnexion des composants et des sous-ensembles (www.gixel.fr). Suite au scandale, le LivreBleu n’est plus disponible intégralement sur le site du GIXEL.Il est téléchargeable ici : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Livre_bleuGixel_original.pdfAssociation Contre la Biométrie à l’Ecole - 07 : 8, rue Boissy d’Anglas 07240 Vernoux. acbe07@no-log.org.Si vous souhaitez en savoir plus, un dossier de presse est à votre disposition sur www.acbe07.poivron.orgImprimé par nos soins, ne pas jeter sur la voie publiqueBiométrie au collège de TournonNE LAISSONS PAS LES MACHINESJOUER AVEC LES ENFANTSDepuis la rentrée 2006, la cantine du collège Marie Curie à Tournon (Ardèche) est équipéed’une borne biométrique. Pour aller manger, les élèves, professeurs et personnels doiventmettre leur main dans une machine et taper un code. La machine reconnaît le contour de lapaume, vérifie que la cantine a bien été payée et donne (ou non) l’accès au site.« La sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles.Il faut donc faire accepter par la population les technologies utilisées et parmi celles-ci la biométrie,la vidéosurveillance et les contrôles. Plusieurs méthodes devront être développées par les pouvoirs publics etles industriels pour faire accepter la biométrie. Elles devront être accompagnées d’un effort de convivialité par unereconnaissance de la personne et par l’apport de fonctionnalités attrayantes : Éducation dès l’école maternelle, lesenfants utilisent cette technologie pour rentrer dans l’école, en sortir, déjeuner à la cantine, et les parents ouleurs représentants s’identifieront pour aller chercher les enfants.»Extrait du “Livre Bleu” du GIXEL (groupement d’industriels de l’électronique)dans lequel il adressait en 2004 ses recommandations au gouvernement *.Manque de transparenceD’après le gestionnaire, cette installation est plus économique que l’ancien système de cartes à code-barre (cela coûtetout de même 6000 euros). En outre, ce ne serait “pas vraiment du fichage”car les enfants grandissent, la forme deleurs mains évolue, et les données doivent donc être régulièrement mises à jour. Ce sont les arguments qui ont pousséles membres du CA du collège à voter pour l’installation de cette machine. Cette présentation très partielle a exclucomplètement certains aspects de la biométrie.Une technologie controverséePourtant, au niveau national la FSU (syndicat majoritaire des enseignants), le Syndicat de la Magistrature et la Liguedes Droits de l’Homme ont pris position contre l’usage de la biométrie en milieu scolaire, comme la FCPE de Paris(fédération de parents d’élèves) et Sud Education 91, entre autres.De plus, la Commission Nationale Informatique etLibertés (CNIL) a lancé début juillet une « alerte à la société de surveillance ».Une société de surveillanceEn effet, la biométrie n’arrive pas seule. Elle se couple avec d’autres technologies (vidéo-surveillance, fichage ADN,nouvelle carte d’identité électronique...) qui donnent à ceux qui les maîtrisent un pouvoir de plus en plus important surnos vies. Ajoutons que dix lois relatives à “l’insécurité” ont été votées ces cinq dernières années... Lorsque l’ensemblede la population est en permanence traitée comme suspecte, c’est le simple fait de refuser ces contrôles qui peutfaire de nous des coupables. Retirons-nous réellement des bénéfices de cette surveillance? Si à chaque instant noussommes prêts à dévoiler notre intimité, à renoncer à notre vie privée, une vie collective peut-elle encore exister?Refuser la biométrieDans deux lycées de Digne les Bains (04), David Néel et Gilles de Gènes, les parents d’élèves ont été consultés avantla mise en place de tels dispositifs. Ils ont refusé que leurs enfants soient surveillés par des machines, si bien qu’àDigne, les bornes biométriques n’ont pas été installées. Ils viendront apporter leur témoignage.Alors même si le dispositif biométrique de Marie Curie est viable économiquement, même si les machines sont déjà installées,nous estimons que d’importantes questions éthiques et politiques sont en jeu. Nous vous invitons donc à uneréunion d’information et de discussion sur la biométriemercredi 3 octobre, 20h à la salle Georges Brassens (Tournon)Entrée libre. Projection d’un documentaire de 52’et discussion.En présence de représentants de la FCPE 04, de la Ligue des Droits de l’Homme 04, et de l’Association Contre la Biométrie à l’Ecole 07* « Livre Bleu » du Groupement des industriels de l’interconnexion des composants et des sous-ensembles (www.gixel.fr). Suite au scandale, le LivreBleu n’est plus disponible intégralement sur le site du GIXEL.Il est téléchargeable ici : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Livre_bleuGixel_original.pdfAssociation Contre la Biométrie à l’Ecole - 07 : 8, rue Boissy d’Anglas 07240 Vernoux. acbe07@no-log.org.Si vous souhaitez en savoir plus, un dossier de presse est à votre disposition sur www.acbe07.poivron.orgImprimé par nos soins, ne pas jeter sur la voie publique